Vous êtes ici

Joyeuses fêtes de Pâques 2022

Dimanche 17 avril 2022

Christ est ressuscité ! Alléluia !  Joyeuses fêtes de Pâques à tous !
Nous vous donnons rendez-vous dans notre newsletter hebdomadaire du dimanche pour vivre le temps pascal autour de sept clés de lecture du Livre de l'Apocalypse.

 

Dimanche 17 avril 2022
JOUR DE PÂQUES 
 

CLÉ N°1 :   La clé des secrets


« Mon Père, ça ne vous fait pas peur, tout ce qui se passe ? Rien ne va plus ! C’est l’Apocalypse ! »

Et si nous n’avions rien compris ?

En grec, « apocalypse » veut dire « dévoilement ». Dieu a un secret à nous révéler pour nous aider
à comprendre les événements de notre monde et à traverser la peur.

C’était au 2ème siècle avant Jésus. Le roi grec de Syrie, Antiochos IV, ne supporte plus les Juifs.
Il s’empare des trésors du Temple, y installe un sanctuaire païen et force les habitants à abandonner
leur religion sous peine de mort. Certains prennent les armes. D’autres entrent en résistance en
inventant une nouvelle manière de communiquer : un message codé, bourré de symboles,
pour réconforter les croyants sans risquer d’être compris par l’ennemi, un peu à la manière des messages
codés de la BBC dans les années 40. Le genre apocalyptique est né… Il apparait pour la première fois
dans les visions mystérieuses des chapitres 7 à 12 du livre de Daniel. Sur ce modèle, de nombreuses
apocalypses fleuriront, dans la Bible et ailleurs, souvent avec le même scénario : un auteur, se plaçant
sous le patronage d’un grand personnage du passé, parle de notre présent comme d’un futur déjà prévu
et révélé par Dieu. Même si tout semble s’écrouler, Dieu a son plan et il ne peut pas abandonner ceux
qui croient en lui. Les chrétiens, eux aussi persécutés, reprendront cette manière d’écrire, comme en
témoigne notre livre de l’Apocalypse qui vient clore le Nouveau Testament.

Et nous ? Quel est notre combat ? Malgré l’aspect terrifiant de tout ce qui nous arrive, nous sommes
les grands vainqueurs. Le Christ a traversé la mort et nous fait déjà vivre avec lui. Il nous ouvre les 7 sceaux,
nous dévoile tous les secrets de l’histoire. Ne nous laissons pas paralyser par la peur !
Le Seigneur vient ! C’est la fin du vieux monde ! Alléluia !

[ Prochaine clé : la clé de sol ]

Abbé Olivier BOURION 

_____________________________________________________________

Illustration proposée par le père Pierre-Jean Duménil


Guernica, 1937, Pablo Ruiz Picasso, Musée national centre d'art Reina Sofía, Madrid, Espagne

Le sujet s'impose ! 
En 1937, Pablo Picasso vit à Paris. Il  reçoit une demande de la République espagnole :
créer une œuvre pour représenter l’Espagne lors de l’Exposition Universelle de Paris qui se tient
à Paris du 25 mai au 25 novembre 1937.  Or depuis 1936, se déroule une terrible guerre civile en Espagne
entre Républicains et 
Franquistes. Le 26 avril 1937, Guernica, dans le pays basque, est le théâtre
d’un évènement tragique, un bombardement est lancé sur la ville. L’attaque crée un paysage d’horreur.
Les corps, de plus en plus nombreux, jonchent les rues de la ville en ruines. Le bilan est terrible !

Le lendemain, Pablo Picasso apprend la nouvelle
en parcourant le journal au Café de Flore, à Paris.
C’est décidé, il tient son sujet.
Pour rester fidèle aux photographies en noir et banc,
il choisit de ne mettre aucune couleur dans son œuvre.
La  toile est recouverte d’éléments incarnant les horreurs
de la guerre. Pablo Picasso  a souhaité attirer l’attention
du monde entier sur le bombardement perpétré
par les nazis en soutien des forces nationalistes espagnoles
du Général Franco.

Voyons les éléments qui composent Guernica.

  • L’ampoule : en effet, on ne trouve aucune représentation des bombardements, seule une ampoule
    vient symboliser ce déluge de feu sous forme de flammes incandescentes émanant du corps
    de l’ampoule.
  • Le cheval : il se situe juste en-dessous de l’ampoule et de ses rayons. Ce cheval est éventré avec
    son corps transpercé par une lance. on peut voir au niveau de ses dents et de ses naseaux
    se dessiner une tête de mort.
  • Le taureau : la figure du taureau est également représentée, elle est l’emblème de l’Espagne.
    La profondeur de regard du taureau semble appeler le spectateur comme pour lui demander
    de l’aide
  • La colombe : elle est à peine esquissée et comme effacée pour montrer la monstruosité
    de la guerre face à la paix disparue.
  • L'homme à l’épée : il est le seul homme représenté dans cette œuvre, il gît au sol, avec tout
    son corps démembré.
  • Plusieurs femmes sont représentées : Une autre, dans le haut droit du tableau est en train
    de crier la tête et les bras levés vers le ciel. Sur la gauche, une autre portant son enfant mort
    dans les bras et regardant vers le ciel dans un cri de douleur « Où est Dieu ? »

     

En écho à ce cri !

Où est donc Dieu ?
Un jour que nous revenions du travail, nous vîmes trois potences dressées sur la place d'appel,
trois corbeaux noirs. Appel. Trois condamnés enchaînés, et parmi eux, le petit « pipel ».
Les trois condamnés montèrent ensemble sur leurs chaises.
« Où est le bon Dieu, où est-il ? » demanda quelqu'un derrière moi.
Les trois chaises basculèrent. Silence absolu dans tout le camp. A l'horizon, le soleil se couchait.
Les deux adultes ne vivaient plus. Mais la troisième corde n'était pas immobile : si léger, l'enfant vivait encore...
Plus d'une demi-heure il resta ainsi à lutter entre la vie et la mort. Il était encore vivant lorsque je passai
devant lui. Derrière moi, j'entendis le même homme demander : « Où donc est Dieu ? » 
Et je sentais en moi une voix qui lui répondait :  « Où il est ? Le voici, il est pendu ici, à cette potence... »

 Extraits de Elie Wiesel, « La Nuit »

Quelques symboles de paix sont néanmoins représentés par l’artiste, tels que la colombe,
subtilement présente entre le cheval et le taureau, ou la femme qui apparait à la fenêtre, tenant dans
sa main une lampe, lueur d’espoir ou mise en lumière d’un événement dont le monde doit prendre
conscience. Dans un Paris occupé, en septembre 1940, les Allemands qui occupaient Paris, décidèrent
de visiter l’appartement et l’atelier de Picasso et ils tombèrent sur une reproduction photographique
de Guernica. L’officier allemand demande alors à Picasso : "C’est vous qui avez fait ça ?"
"Non, ça c’est vous." lui répondit Picasso.
Pour Picasso, il est hors de question que son œuvre soit exposée en Espagne tant que le pays n’est
pas redevenu une démocratie. L’artiste meurt en 1973 et Franco le suit deux ans plus tard.
Entre 1977 et 1981,l’œuvre fait son grand retour à Madrid.


L’apocalypse de Saint Sever (Landes), commentaire enluminé - milieu du XI° siècle, BNF.

 


En écho à notre aujourd’hui !

Lettre de Mgr Saliège, adressée aux fidèles de son archidiocèse et lue en chaire dans toutes
les paroisses, le dimanche 23 août 1942, il y a 70 ans
.
« Mes très chers Frères,
Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits.
Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau,
que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination
inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.
Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu. Les Juifs sont des hommes, les Juives sont
des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères
et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d’autres.
Un chrétien ne peut l’oublier.

 

Abbé Pierre Jean Duménil

 



 Il vit, et il crut. 
 

Pour s’ouvrir davantage à la Parole de Dieu et accueillir la résurrection du Christ, nous vous
invitons cette semaine à approfondir votre prière personnelle en faisant fructifier l'Évangile.

« Il vit et il crut. »
Je regarde une image, une photo qui parle vraiment de Pâques.
J’entre dans la beauté de la résurrection.

 

 

 

 


 

   

   

Suivez-nous également sur nos réseaux sociaux
.
 

Nos Paroisses

ANNUAIRE DIOCESAIN

EN LIGNE

 > Consulter

Rencontres

avec Vosges TV

> Dernières émissions

Revue Diocésaine

Église dans les Vosges

> Abonnez-vous