Bien chères paroissiennes, bien chers paroissiens du "Net"
Avec la deuxième bougie allumée, notre attente de la venue du Messie se fait de plus en plus vive. Encore quelques temps et nous célébrerons dans la joie la fête de la nativité de notre Seigneur.
Mais avant, les textes liturgiques nous invitent en ce temps de préparation et d'attente à l'espérance et à la Conversion.
Merci à l'abbé Christophe de nous aider à comprendre le sens des écritures. Bonne marche
Dieu bénisse.
Abbé Éric TRAORE.
Paroisse N.D du Val de Meurthe
20, rue de l'Église
88230/ Fraize
Tél : +33 3 29 50 30 50 / +33 7 53398792
France
Homélie du deuxième dimanche de l’Avent

Is 40,1-5.9-11 ; Ps 84,8 ; 2P 3,8-14 ; Mc 1,1-8
Le dimanche dernier nous avons été introduits dans une nouvelle année liturgique par l’invitation à attendre en veillant le retour glorieux du Christ. Avant cet avènement tout ce qui est corrompu et corruptible en nous doit disparaitre ou au moins être transformé. C’est à cette transformation que nous sommes tous appelés. « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ! Convertissez-vous » Pour actualiser ce besoin de conversion, Jean proposait aux foules un bain rituel de purification. Mais il ne manquait pas d’exhorter à ne pas s’en tenir au bain mais à porter des fruits. C’est tout le sens du baptême des chrétiens. Il n’est pas rare d’entendre certaines personnes dire avec fierté : « moi j’ai été baptisé depuis l’an x par le père y. J’ai fait ma première communion et ma confirmation. » Paradoxalement ces mêmes personnes sont parfois de véritables poisons pour la vie, dans leur foyer, dans leur quartier et leur lieu de service. Un tel baptême n’a aucun sens. Le baptême suppose un retournement complet. La conversion qui nous est demandée est un changement radical. Un changement dans nos manières de vivre. Cette conversion est nécessaire pour nous car c’est de là que vient le véritable bonheur. Ce message est d’actualité car la voix du précurseur retentit encore dans nos vies « préparez le chemin du Seigneur »
Qu’est-ce que nous devons changer serons-nous tenter de dire. Changer nos habitudes bien sûr mais ne pas s’en tenir à cela car on ne change pas véritablement en changeant de chemise ou son régime alimentaire ou encore son logement. On ne devient pas intelligent en changeant de chapeau. La conversion requise est d’abord un changement intérieur. Si l’intérieur est net et propre, l’extérieur brillera mais si l’extérieur est astiqué et brillant alors que l’intérieur est rempli d’orgueil et de cupidité l’être tout entier dégagera une odeur nauséabonde qui rebute les hommes. Or l’homme converti attire à lui tous les autres ; on est content d’être en sa compagnie. Une telle conversion vient non pas du renoncement mais de l’écoute.
Ecoute de Dieu qui est au-dessus de tout et qui peut tout ; écoute de mon frère qui ne comprend rien, qui n’a rien, qui attend tout de moi et qui pourtant est plus grand que moi ; écoute de mon cœur qui est si petit, si pauvre, si dépendant de Dieu et des autres. Si donc j’écoute mon cœur je comprendrai que Dieu est bon et qu’il est plus grand que mon cœur et qu’il ne juge jamais mais se tient prêt pour pardonner. Alors j’irai avec joie au confessionnal pour me réconcilier avec lui chaque fois que je m’éloignerai de sa voie.
Mes montagnes d’orgueil seront abaissées. Si j’écoute mon frère je saurai que tout ce qu’il cherche c’est d’être compris et aimé tel qu’il est. Alors mes ravins de mécontentement et de rancœur seront comblés. Et je serai une source de consolation pour tout homme désespéré. En écoutant la voix de Dieu, de mon frère je ferai quitter au monde sa robe de tristesse. Voilà la conversion que Dieu attend de moi.

Abbé Christophe OUATTARA
















