Bien chères paroissiennes, bien chers paroissiens du "Net"
Nous voilà déjà à mi-carême; le stress monte peu à peu en intensité.
La joie des célébrations pascales à venir commence à envahir peu à peu nos cœurs.
A mi-chemin nous célébrons en Eglise le dimanche de la joie ou dimanche du" Laetare.
Je suis heureux de vous proposer l’homélie de l'abbé Christophe OUATTARA à qui je dis en votre nom et au mien Merci tout plein.
Bonne marche vers Pâques. "Ir adelante siempré!"
PS: La sagesse africaine dit "il faut vendre sa maladie pour avoir le remède"
Je saisis donc l'opportunité de ce temps de carême qui est un temps de partage et d'appel à la générosité pour vous vendre la maladie de la communauté chrétienne de mon quartier la" CCB saint Antoine de Padoue de Bala à TOMA".
CCB dynamique, elle se réunie régulièrement sous des arbres pour prier.
Elle a donc pour projet de bâtir une chapelle pouvant accueillir 200 personnes.
Le cout des travaux est estimé à 25 000 000 Fr. CFA ou 40 000euros.
Seulement seule, elle manque de force et voudrait vous proposer de la soutenir avec l'épargne que vous aurez faite en jeûnant durant ce saint temps de carême.
Merci déjà de votre générosité.
Bonne semaine. "Ir adelante siempré"
Dieu bénisse!
Abbé Éric TRAORE.
Paroisse N.D du Val de Meurthe
20, rue de l'Église
88230/ Fraize
Tel : +33 3 29 50 30 50 / +33 7 53398792
France
Homélie du 4ième Dimanche de carême Année C
Textes liturgiques : Jos. 5, 9a. 10-12 ; Ps 33 ; 2 Co 5, 17-21 ; Lc15, 1-3. 11-32
L’évangile de ce 4ième Dimanche de carême ne nous est pas étranger.
Nous le connaissons très bien pour l’avoir entendu plusieurs fois. Peut-être que certains d’entre nous en ont même fait une mise en scène au catéchisme.
C’est une péricope évangélique que l’on propose dans de nombreuses paroisses pour les préparations pénitentielles. On la désigne souvent comme la parabole de l’enfant prodigue.
Mais à regarder de près, le fils cadet qui demande sa part d’héritage, quitte sa famille puis revient et est accueilli avec pompe n’est pas le personnage central de cet évangile. Le personnage central c’est sans conteste le père qui de son vivant donne à son fils cadet sa part d’héritage, puis l’accueille quand il est dans la misère au grand dam de son fils ainé qui se révolte. On devrait plutôt parler de la parabole du Père Miséricordieux.
C’est la figure de ce père étrange qui est présente tout au long de la parabole. Il est bien étrange ce père qui accepte donner à son fils sa part d’héritage. En général on ne parle d’héritage que quand le propriétaire n’est plus de ce monde.
Donc c’est à croire que le fils cadet souhaite la mort de son père. Tout au moins qu’il le considère comme mort.
Cependant le père miséricordieux accède à la demande de son fils qui s’en va loin de son père et de la maison paternelle. Le père qui accepte cela est l’image parfaite de Dieu qui laisse l’homme libre de rester avec lui ou non.
Le fils prodigue est le symbole de toutes les personnes qui à un moment de leur vie veulent se soustraire à l’autorité de Dieu. Ils veulent vivre sans Dieu, loin de lui.
Beaucoup d’homme, comme lui réclame à cor et à cri leur liberté et une fois celle-ci acquise, ils en font un très mauvais usage. Ils se retrouvent alors dans la déchéance la plus totale.
Pour le juif pieux il n’y a pas pire déchéance que celle de devenir gardien de porc, animal impur et interdit.
Malgré son comportement repréhensible, ce fils a un peu de mérite. Il s’est rendu compte que loin de son père il est malheureux.
C’est alors qu’il prend la résolution de repartir vers son père. Il est alors accueilli avec une fête.
Dieu accueille chacun de ses enfants qui en faisant un mauvais usage de leur liberté se trouvent dans le pétrin et lui font appel. Une femme peut elle oublier le fruit de ses entrailles ? De même Dieu n’abandonne aucune de ses créatures.
La miséricorde de Dieu est telle qu’il accueille sans aucune demande d’explication.
Dans la parabole le père ne donne même pas le temps à son fils de lui exprimer son repentir. Sa décision de revenir est déjà le signe de son repentir.
Dans un monde où on cherche toujours un coupable, on exigerait des explications à ce fils déjà tant éprouvé par la caducité de la vie et les exigences de la liberté.
La miséricorde du père est profonde aussi pour son fils ainé qui est resté fidèle sans trop comprendre qui est son père.
Il ne comprend pas non plus la nature véritable de la relation qu’il y a entre lui et son père.
Son père n’est à ses yeux qu’un patron qu’il faut satisfaire pour recevoir une récompense. Il ne voit même pas que tout ce que le père possède est à sa disposition.
Cette parabole nous montre comment Dieu accueille chaque personne et en prend soin.
En ce temps de carême c’est une invitation à faire comme le fils prodigue. Si nous nous sommes éloignés de Dieu dans notre désir de liberté, sachons repartir vers lui à travers le sacrement de la réconciliation. Il nous accueillera tel que nous sommes. Il nous rétablira dans notre situation initiale d’enfant bien aimé.
Si nous nous sommes fourvoyés dans la compréhension de la relation qui nous lie à Dieu, allons à l’écoute du père très bon qui met tout à notre disposition. Apprenons à accueillir le pardon de Dieu en le lui demandant. Puis une fois pardonné sachons imiter la miséricorde sans limite de Dieu qui ne compte pas.
Abbé Christophe OUATTARA













