Bonjour chères paroissiennes, chers paroissiens du "Net"
Veuillez trouver ci-joint l'homélie de la fête du très saint sacrement du corps et du sang de notre Seigneur.
Merci à l'abbé Elie KOUSSOUBE
Bonne sainte et joyeuse fête à tous et à chacun.
Dieu bénisse.
Abbé Éric TRAORE.
Paroisse N.D du Val de Meurthe
20, rue de l'Église
88230/ Fraize
Tel :+33 3 29 50 30 50 / +33 7 53398792
France
« Recevez ce que vous êtes, et devenez ce que vous recevez ! » Saint Augustin
Bien chers frères et sœurs,
En célébrant la fête du corps et du sang du Christ, nous célébrons une fois de plus la bonté et la sollicitude de Dieu qui se manifestent sans cesse à notre humanité. Cette solennité nous introduit dans le mystère du Christ, Pain de vie et source de salut pour le monde. Oui, dans son amour incommensurable, le Christ, dans l’Eucharistie, se rend proche des hommes ses frères, pour combler leurs multiples faims en cette vie.
C’est ainsi que dans l’épisode de la multiplication des pains Jésus accueille et répond aux besoins de la foule en la nourrissant par la parole (enseignement) et le pain. A travers ce miracle s’exprime déjà toute la dimension du salut qu’apporte Jésus le Christ à l’ensemble de l’humanité. Ce pain n’était pas seulement un pain pour le corps mais annonçait le pain eucharistique qu’il distribuera à ses disciples la veille de sa mort sur la croix pour le salut de tous les hommes. Ces derniers, à leur tour, le distribueront aux chrétiens de tous les âges dans les communautés chrétiennes rassemblées en son nom.
En analysant le récit de près, nous voyons que cette foule en situation de besoin préfigure déjà les potentiels disciples du Christ de par le monde, affamés et attendant que les disciples en parlent au Christ qui bénira le pain pour pourvoir à leurs besoins. En faisant remonter les besoins de la foule à leur Maître, les disciples se voient assigner déjà leur rôle d’intermédiaires et d’intercesseurs, rôle qui se poursuit aujourd’hui à travers leurs successeurs que sont le Saint Père, les évêques et les prêtres, leurs collaborateurs. Ce rôle peut être situé à plusieurs dans le texte:
- Signaler les besoin de la foule à Jésus (v.12).
- Faire asseoir et organiser la foule (v.14).
- Distribuer le pain béni et rompu par Jésus (v.16).
Ce rôle se perçoit aujourd’hui encore dans les paroles, les gestes et actions que font les disciples pour soulager la peine des hommes de leur temps et de leur milieu. Cependant leur rôle ne trouvera sens que dans le geste puissant de bénédiction de Jésus qui fait advenir le miracle. Bénir revient donc à investir le présent de la force bienfaisante de Dieu qui peut tout pour l’homme. « Par la bénédiction, Jésus transfère sa force aux pains et aux poissons, comme lors des guérisons, une puissance sort de lui et permet le miracle ».
Aujourd’hui encore, la foule des peuples attend de l’Eglise et des chrétiens d’être intermédiaires pour faire remonter à Dieu leurs besoins par la sollicitude, la compassion et la prière de supplication ardente. L’Eglise est invitée à se voir et à se regarder comme le témoin actif de la générosité divine pour porter main forte aux défaillants, secours aux faibles, espérance à tous ceux qui doutent sur le chemin de la foi.
Par ailleurs la symbolique des douze paniers des pains restants fait référence aux douze tribus d’Israël comme pour nous dire que Dieu, dans sa largesse, a de quoi rassasier tous les peuples sans exception. Ce miracle, tout en nous révélant donc l’identité de Jésus comme Seigneur et Messie, nous rassure que dans notre vie de tous les jours, Dieu comble l’attente des siens et nous poursuit de ses dons en tout temps.
Puisse les grâces de l’Eucharistie nous aider à devenir corps et sang de Jésus et que par toute notre manière de vivre dans le monde aujourd’hui, notre vie devienne ainsi sacramentelle et le lieu de la présence de Dieu. Amen !
Abbé Elie Télia KOUSSOUBE.












