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Paroisse Notre-Dame-du-Val-de-Meurthe
Paroisse Notre-Dame-du-Val-de-Meurthe
La paroisse Notre-Dame-du-Val-de-Meurthe, d’une population d’environ 16 000 habitants, est composée de :
Anould, Ban-sur-Meurthe-Clefcy, Entre-deux-Eaux, Fraize, Le Valtin, Mandray, Plainfaing, Saint-Léonard, Saulcy-sur-Meurthe, et Taintrux
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N.D. du Val de Meurthe - Feuille d'annonces paroissiale Février Mars 2020
N.D. du Val de Meurthe - Baptême du Seigneur
Bien-chères paroissiennes, bien chers paroissiens du "Net'
J'ai la joie de vous transmettre la méditation de l'abbé Élie KOUSSOUBÉ sur le sens du baptême du Seigneur. Merci Élie.
Avec la célébration du baptême du Seigneur, prend fin le temps de noël.
Dès lundi nous entamons le temps ordinaire.
D'ores et déjà je vous souhaite un bon temps de l'Église.
"Ir adulante siempré!"
Dieu bénisse.
Abbé Éric TRAORE.
Paroisse N.D du Val de Meurthe
20, rue de l'Église
88230/ Fraize
Tel :+33 3 29 50 30 50 / +33 7 53398792
France

Baptême du Seigneur/Bref commentaire

Bien chers frères et sœurs,
Le baptême du Seigneur célèbre la manifestation solennelle de la divinité du Christ, Fils de Dieu et marque le début de son ministère public en tant qu’Envoyé du Père. En effet, le baptême au Jourdain était pour Jésus une expérience forte où il a senti la force de Dieu habiter en lui comme source d’amour et de lumière. C’est en ce moment-ci que le Père du ciel l’envoie vers son peuple : c’est là que se définit précisément sa mission ; celle de sauver tous les hommes. La chose la plus importante à propos du baptême de Jésus, c’est sa validation depuis les cieux : « Comme Jésus sortait de l’eau…l’Esprit de Dieu descendit sur lui sous la forme d’une colombe ». La voix des cieux, est celle de Dieu le Père qui se fit entendre : « celui-ci est mon fils bien aimé en qui j’ai mis toute mon affection »(cf. Eph 1, 6 Col 1, 13). Dieu répètera ces mêmes paroles sur le mont de la Transfiguration à propos du Christ (Mt 17, 5).
Avec le baptême de Jésus, le ciel et la terre sont unis dans la personne de Jésus-Christ qui est humaine et divine par nature. La voix de Dieu efface tout doute sur ce que ce signe pourrait signifier. La proclamation de Dieu, qui fait écho aux paroles d'Isaïe de notre première lecture, établit clairement Jésus comme le Messie tant attendu et lui donne toute la crédibilité dont il aura besoin alors qu'il commence son ministère public. Quelle meilleure référence pourrait être fournie autre que Dieu lui-même ? Les trois personnes de la divinité étaient présentes à cet évènement : Le Père qui parle de son Fils, le Fils qui se fait baptiser et l’Esprit saint qui descend sur le Fils comme une colombe. Cela confirme à Jean le baptiste que Jésus était le Fils de Dieu (Jn 1, 32-34) et que l’Esprit reposé sur le Messie était en accord avec la prophétie d’Isaïe (Is11, 2).
Seul Jésus voit le Saint-Esprit descendre sur lui comme une colombe. C'est ce à quoi Pierre fait référence dans notre deuxième lecture comme Dieu oignant Jésus avec le Saint-Esprit et la puissance. Cet événement est également significatif dans la mesure où c'est la première fois que nous voyons le Dieu trinitaire se manifester simultanément. Dieu le Père parle, tandis que Dieu le Saint-Esprit descend sur Dieu le Fils.
C'est un message qui a des implications importantes pour notre propre baptême. Tout comme Dieu a appelé Jésus pour apporter la justice et la paix dans le monde, l’a simplement chargé d'ouvrir les yeux des aveugles et de libérer ceux qui sont en captivité, de même il nous appelle à la même mission en vertu de notre baptême. Par le baptême, nous sommes unis au Christ et nous sommes devenus ses disciples. Par le baptême, nous nous engageons à partager non seulement le mystère pascal du Christ, mais aussi sa mission de réaliser et de proclamer le Royaume de Dieu. Nous devons donc chercher à rendre justice au monde qui nous entoure et à instaurer la paix. Nous avons l'obligation d'apporter la lumière du Christ aux autres en proclamant l'Évangile en paroles et en actes. Nous sommes appelés à apporter la « vue » à ceux qui sont « aveugles » et à libérer ceux qui sont retenus captifs du péché, de la dureté du cœur, de l'ignorance, etc., et cela nous inclut. De quelle manière remplissons-nous notre engagement baptismal d'être une lumière et de faire des disciples de toutes les nations ?
Mes frères, mes sœurs, Jésus a accepté le baptême en union avec nous. Notre baptême est un appel et une invitation à l'union avec Dieu et tout à lui. Le baptême de Jésus était un signe de sa communion avec nous. La nôtre nous appelle à la communion avec Dieu et entre nous. Si nous voulons connaître Dieu, nous ne pouvons le faire que par solidarité, en partageant les besoins et les faiblesses les uns des autres si profondément que nous pouvons également partager véritablement les joies les uns des autres. Alors nous connaîtrons Dieu parce que Dieu agira en nous et à travers nous. Une chose est sûre. Personne ne rencontre le Christ sans être transformé. Comment avons-nous été transformés par notre rencontre avec le Christ dans le baptême, et plus particulièrement dans l’Eucharistie ? Si nous avons du mal à répondre à cette question, alors cette fête nous invite peut-être à revisiter notre relation avec le Christ avec un sentiment de renouveau. Que l’Esprit de conversion nous vienne en aide !!!
Abbé Elie Télia KOUSSOUBE,
vicaire à Kiembara
N.D.du Valde Meurthe - Homélie de l’Épiphanie du Seigneur / Année A
Bien chères paroissiennes, bien chers paroissiens du « Net »
La sagesse africaine dit qu’ « abondance de viande dans la sauce ne gâte pas la sauce » bien au contraire.
En ce début d’année 2020 je vous souhaite encore une bonne année.
Puissions-nous jour après jour mettre nos pas dans ceux de Dieu tout au long de cette année.
Pour cela laissons-nous guider par l’étoile du Messie et œuvrons à être lumière pour nos frères.
Bonne fête à tous de l’épiphanie : la manifestation de Dieu aux hommes.
Merci à l’abbé Alfred de nous en expliquer le sens.
« Ir adelante siempré » Dieu bénisse !
Abbé Éric TRAORE.
Paroisse N.D du Val de Meurthe
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Homélie de l’Épiphanie du Seigneur / Année A
Textes: Is 60, 1-6; Ps 72; Ep 3, 2-6; Mt 2, 1-12
Titre : « Être lumière du monde »

Chers amis, le mot épiphanie veut dire manifestation. En effet, Jésus se manifeste au monde, et le monde, surtout en dehors du lieu de sa naissance, reconnaît et authentifie sa royauté à travers la visite de Mages. Dans le vocabulaire de l’Église, l’Épiphanie est aussi théophanie car il s’agit de la révélation de Dieu dans l’Enfant de Bethléem. Le symbole de cette révélation divine est la lumière dont l’étoile est le signe visible. Ainsi, à travers la fête de l’Épiphanie, l’Église célèbre le Christ Lumière des nations, lumière de nos vies.
Comme vous l’aurez constaté, frères et sœurs, les différentes liturgies de Noël que nous avons célébrées ont eu pour thème dominant celui de la lumière. Déjà avant la naissance de Jésus, Zacharie reconnaissait en lui « l’astre d’en haut » devant illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort » (Lc 1, 78-79). Cette vérité est reprise par Jean dès le début de son évangile : "Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde" (Jn 1, 9). Jésus lui-même confirmera cette vérité en disant : "Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie" (Jn 8, 12). C’est sur ce fond spirituel que l’Épiphanie est considérée comme une fête importante du temps de Noël. Une question se pose : comment nous laissons-nous éclairer par la lumière de Dieu ? Est-elle un phare qui nous permet de circuler facilement dans les nuits qui recouvrent bien souvent nos vies ? Saint Paul nous donne de comprendre une dimension essentielle de cette lumière de Dieu. Elle éclaire tout, elle éclaire tout homme en tout lieu ; toute l’humanité est associée au même héritage, au partage de la même promesse dans le Christ Jésus. Le signe accompli de ce devenir universel du monde se trouve chez les mages venus d’Orient, guidés par une étoile, pour rendre hommage à l’Enfant de Bethléem. Cette ouverture, cette reconnaissance de tous les peuples montre qu’il n’y a plus, dans le Christ, de peuple privilégié, ni de lieu privilégié pour le culte à rendre à Dieu. La Jérusalem est désormais céleste et c’est vers elle que tous les peuples sont en marche, éclairés par la lumière de l’Évangile. On comprend alors l’insistance du Christ auprès de ses apôtres : " Vous êtes la lumière du monde " (Mt 5, 14). « Que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux » (Mt 5,16).
En cette fête de l’Épiphanie, c’est à nous que le Christ adresse ces paroles. Quelle est notre réponse ? La question concerne ceux que nous nommons étrangers, celles et ceux qui n’appartiennent pas à nos espaces, principes spirituels de vie. Comment partager avec eux la lumière du Christ ? Comment faire de notre foi une lumière ? Pour l’auteur du psaume, il n’y a pas de doute : « Ta parole, Seigneur, est la lumière de mes pas, la lampe de ma route » (Ps 119, 105). Il nous revient alors de ne pas laisser faiblir la flamme de notre foi. Si nous le voulons, cette année nouvelle ne sera pas une année de ténèbres ; mais bien au contraire une année brillante de nos bonnes œuvres.
Le récit de la visite des mages au Christ nous enseigne que le Sauveur nous envoie en mission auprès de tous pour construire son Royaume. Oui, le Christ qui a fondé l’Église l’accompagne de son esprit afin qu’elle rejoigne tous les hommes de tous les temps. En effet le Christ lui-même devance l’Église dans sa mission d’évangélisation en offrant à ceux qui sont « au dehors » de l’Église son amour et à ceux qui sont « au-dedans » la grâce d’aller vers les autres. Dans cette démarche, nous devons être constamment à la recherche de cette étoile, cette étoile qui nous mettra en marche pour aller vers Jésus à travers toutes les personnes qui sont sur nos chemins.
La célébration de l’Eucharistie et de tout sacrement est une Épiphanie, une manifestation du Seigneur qui est là, présent sous d’humbles signes. Lorsque nous allons sortir de cette messe, nous sommes invités à repartir par un autre chemin, celui du regard tout autre sur toute réalité pour aller témoigner de notre foi qui humanise, qui nous dit de faire humanité ensemble, pour dire qu’il est bon de vivre en s’accueillant, en s’aimant, en s’entraidant. Que cette grâce nous soit donnée par l’intercession de Marie, notre Mère. AMEN !
KI Diban
N.D. du Val de Meurthe - Homélie du jour de NOEL
Bien chers Paroissiens du "Net"
Veuillez trouver ci-joint l'homélie de Mgr Maillard pour la fête de la Nativité. merci Mgr. bonne fête de Noël à tous;
Dieu bénisse.
Abbé Éric TRAORE.
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HOMÉLIE DU JOUR DE NOËL 2019
Année A: Is 52,7-10; Hb 1,1-6; Jn1,1-18

Avec Noël nous entrons dans le cœur de la révélation chrétienne, de son mystère central que l'on appelle « L'Incarnation », c'est à dire la venue de Dieu lui-même parmi nous mais pas n'importe comment, d'une manière particulière qui ne cesse pas à la fois de nous rejoindre, de nous étonner, de nous surprendre positivement.
Il ne faut pas craindre de nous laisser étonner et surprendre par cette venue de Dieu parmi nous : il y a en effet quelque chose de très humain et ordinaire : naître selon les lois de la nature en passant par le corps d'une femme, la manière la plus habituelle de recevoir la vie, de vivre sa vie et de la transmettre : question qui nous touche tous personnellement dans notre intimité : ma vie, je ne l'ai pas inventée, je l'ai reçue et je peux la transmettre... la vie reste un grand mystère que la science même observe, analyse, étudie, soigne mais elle n'est pas maîtresse de la vie
Je ne peux m'empêcher de penser à cette interpellation d'un musulman : « expliquez-moi, ce n'est pas possible que Dieu ait un fils ! »
Je pense aussi au message de notre Pape François au sujet de la place et du sens de la crèche dans nos vies, nos histoires depuis le moyen âge : la crèche rapproche la naissance de Jésus du quotidien de nos vies, de nos familles, de nos églises. Les crèches sont parfois devenues des œuvres d'art représentées différemment selon les cultures, les continents, les races mais toutes veulent signifier la proximité de Jésus avec chacun de nous : Jésus, Marie, Joseph, les bergers, puis plus tard les mages venus de loin adressés à l'humanité entière :
« Ne craignez pas … Une Bonne Nouvelle qui sera une grande joie pour tout le peuple... un Sauveur vous est né ».
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix sur la terre aux hommes qu’Il aime. »
Ainsi en conclusion on peut affirmer que tout est dit :
-
Une histoire de naissance complètement humaine selon les lois communes à l'ensemble de l'humanité
-
En même temps une présence de Dieu Sauveur qui se rend présent en empruntant les lois de la nature : l'Ange Gabriel entre en dialogue avec Marie au nom de Dieu lui-même.
-
Joseph lui-même en songe fait l'objet d'une visite de l'Ange du Seigneur.
A nous d'accueillir cette venue du Seigneur parmi nous comme une Bonne Nouvelle qui change notre vie, qui nous apporte une vraie paix, la vraie joie.
Mgr Armand MAILLARD.
N.D. du Val de Meurthe - Homélie de la Veillée de NOEL 2019
Bien chers paroissiens du "Net"
Dans la nuit du 24 au 25 décembre (soliste d'hiver), le Messie de Dieu tant annoncé par les prophètes a pris notre chair en naissant dans notre monde.
Lui le Prince de la Paix est devenu l'un de nous "EMMANUEL".
Quelle est la signification de cette fête qui partout dans le monde amène même les belligérants à faire une trêve?
Laissons l'abbé Stanislas nous en donner le sens. Merci à lui pour son homélie. Gulè Barka!
Je saisis la même occasion pour vous souhaiter un joyeux noël et une bonne année 2020.
Dieu bénisse.
Abbé Éric TRAORE.
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HOMELIE DE LA VEILLEE DE NOEL 2019
Année A : Is 9,1-6 ; Ps 95 ; Tite 2,11-14 ; Lc 2,1-14

Bien-aimés de Dieu, en cette Nuit Très Sainte, je souhaite que la grâce du Prince de la Paix descende en abondance sur vous et sur toutes nos familles !
Un 26 décembre soir, le curé d’une paroisse était revenu dans son église pour un temps d’action de grâces et d’adoration. Il s’aperçoit très vite que dans la crèche, le santon de l’enfant Jésus n’est plus là : où a-t-il bien pu aller ? Aurait-il été volé ?... Un peu interloqué, il tourne sur lui-même, parcourant du regard la chapelle dans laquelle était disposée la crèche, puis ce qu’il peut voir dans l’église, tout en réfléchissant. Soudain, il entend, venant d’une chapelle du fond de l’église, un monologue d’enfant… Discrètement, il s’approche… et aperçoit un petit enfant de sept ans environ, qui pousse une petite brouette en bois dans laquelle il a disposé le santon de l’enfant Jésus. Le curé s’approche de l’enfant pour comprendre ce qui se passe. Et l’enfant de lui répondre : « j’avais promis à Jésus avant Noël : ‘si tu m’apportes une brouette…, je te promets que je t’en ferai faire un tour. »[1] Et tu l’as fait s’exclame le curé : c’est parfait, mon enfant ! Merci d’avoir tenu ta promesse ! Le reste de l’entretien a été un partage de joie entre deux amis.
Bien-aimés de Dieu, puissions-nous obtenir la grâce de comprendre aussi le mystère de l’Incarnation à la manière de cet enfant. Car Noël au juste ne donne pas lieu à des discours ni à des déclarations théologiques mais à des actes de solidarité et de fraternité : « un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Son nom est proclamé : ‘Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la Paix.’ » C’est à un engagement que nous sommes invités, un engagement nourrit par une méditation silencieuse comme nous y invitent d’ailleurs tous les grands commencements qui sont toujours silencieux et discrets. Pourtant, notre Dieu se présente dans l’histoire du Salut comme un Dieu qui parle. L’expression « Dieu dit » revient dix fois dans le premier chapitre du livre de la Genèse. Dans la Bible, la formule « Dieu dit » ou « Yahvé dit » revient plus de mille fois ; et si nous élargissons aux formules « oracles du Seigneur » et « Paroles du Seigneur », nous comptons plus de 2 500 mentions. Tout cela pour nous dire qu’Omniprésente, la Parole de Dieu crée, gouverne, console et réconforte... Cependant, Dieu attend notre réponse et notre collaboration. Car nous dit un bibliste et théologien Belge, André WENIN, « une fois réalisée la ‘création’, tout n’est pas ‘fait’. Au contraire, quand Dieu a fait sa part, il reste à faire. En disant ‘faisons’ l’homme à notre image, Dieu ne se parle pas à Lui-même. Il s’adresse plutôt aux humains, que sa parole est en train de créer et narrativement, aux lecteurs, pour les inviter à coopérer, par leur ‘faire’, à son agir créateur de manière à porter celui-ci à son accomplissement. »[2] Plus encore, je crois que Dieu n’attend pas que nous soyons puissants et parfaits pour nous engager à réaliser son œuvre de perfectionnement du monde. Pensons aux premiers visiteurs du Nouveau-né qui sont des bergers à qui les Anges ont annoncé la naissance du "Prince de la paix" (Is 9, 5) et Celui qui comble leurs souhaits : "Paix sur la terre aux hommes que Dieu aime" (Lc 2, 14). Pensons au vieillard Siméon et prophétesse Anne, uniques témoins de la Présentation de Jésus au Temple, la rencontre du Messie avec son peuple (Lc 2,22ss). Pensons au 1er miracle accompli à Cana, de l’eau changée en vin de grande qualité pour la joie des convives d’une noce (Jn 2, 11). Pensons à la résurrection de Jésus réalisée sans témoin mais dont la nouvelle a depuis lors embrasé le monde... Oui, Jésus naît à Bethléem, (nom qui signifie « maison du pain »), dans une étable avec une mangeoire comme berceau : un programme de vie puisqu’Il est Le Pain qui comble toutes nos faims ! L’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde !
Bien-aimés de Dieu, en célébrant Noël, nous sommes loin d’un acte de souvenir ; nous sommes invités plutôt à un acte de mémoire. C’est-à-dire accueillir et donner à Jésus de s’incarner encore davantage en nous pour y faire son œuvre. Car, « Jésus vient naître au creux de ma main, quand je l’ouvre, pour serrer une autre main, comme un petit enfant tend sa petite main si fragile. Jésus vient naître dans mes yeux, quand je change mon regard, regard de compassion, regard riche d’amour, regard clair traversé par un beau sourire. Jésus vient naître au plus profond de mon cœur, comme voici 2000 ans, Marie a accepté qu’Il prenne chair en elle et naisse en notre humanité. Jésus voudrait pouvoir crécher dans mon cœur, y avoir un peu de place afin d’illuminer autour de moi. Comme un enfant, si petit, si fragile, Jésus a besoin de moi à tout instant, pour que je le protège ! Il veut que je prenne soin de Lui, en prenant soin des autres, qui ont visage de Dieu, puisque Lui a pris visage d’homme ». Un apôtre de notre temps va même jusqu’à dire que « l’Eglise est en bonne santé lorsqu’elle a le souci de ceux qui sont éloignés et fragiles, des jeunes à servir et former, des personnes âgées à aimer et accompagner, des personnes détenues, des malades et des oubliés à visiter, tous ceux qui sont malmenés dans leur vie… »[3]. La vérité de notre célébration de Noël est donc là : Emmanuel, Dieu-avec-nous pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien sans relâche.
En cette Nuit Très Sainte, demandons à Dieu de nous combler de Sa Paix afin que nous puissions par toute notre vie Lui chanter notre joie et notre bonheur. Demandons-Lui la grâce de continuer à faire davantage la Paix en amoindrissant les conflits, les différends ou les exclusions qui surgissent par manque de silence et d’écoute des fragilités et des plus fragiles... Honneur et gloire à Dieu par chacune de nos vies, aujourd’hui, demain et pour les siècles des siècles. Amen !
Abbé Stanislas BALO – Paroisse Sts Pierre et Paul des Etangs – 24/12/19
[1] Pierre TREVET, Paraboles d’un curé de campagne, Paris, Editions de l’Emmanuel, 2006, p.33.
[2] André WENIN, D’Adam à Abraham ou les errances de l’humain, Paris, Cerf, 2007.
[3] Lettre pastorale du Cardinal Philippe BARBARIN, archevêque de Lyon 2015, pp. 25-26.
N.D. du Val de Meurthe - Homélie du 4 ème dimanche de l'Avent
Bien chers paroissiens du "Net"
La quatrième et dernière bougie de l'avent est allumée.
Plus que quelques jours et nous célébrerons dans la joie l'avènement de la venue du Messie dans notre histoire, dans nos cœurs.
Merci à l'abbé Jean GOROU de nous aider à comprendre cette dernière semaine et à mieux la vivre.
Dieu bénisse.
Abbé Éric TRAORE.
Paroisse N.D du Val de Meurthe
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4ème dimanche de l’Avent Année A
22 décembre 2019

« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ».
Chers amis,
Il ne reste plus que quelques jours et hop !!! Noël.
Nous sommes maintenant habitués à la chose : Avent, Noël, Carême, Pâques, Temps ordinaire. La boucle est vite bouclée et elle recommence… comme si nous tournions en rond ou sur nous-mêmes. Hé bien non. Nous ne tournons pas sur nous-mêmes. Nous ne tournons pas en rond. Nous vivons et avançons à la manière d’une spirale.
Si à chaque jour suffit sa peine ; hé bien à chaque temps de l’Avent devrait suffire ses grâces, ses vertus, ses chemins. Il annonce l’imminence de l’accomplissement des prophéties. Isaïe le dit si bien :« Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien ».
En ce dernier dimanche de l’avent, rappelons-nous les personnages qui sont entrés en scène : Isaïe, Zacharie, Élisabeth, Jean-Baptiste, l’ange Gabriel, Marie, Joseph et bientôt Jésus.
Dans l’avènement et dans la venue du Sauveur, chacun a joué sa partition, non de manière isolée, mais en cohérence et en harmonie avec les autres.
« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ».
Chers amis,
Je voudrais revenir sur le silence de ce temps de l’avent. Le silence d’Élisabeth, le silence de Zacharie, le silence de Marie, le silence de Joseph… il ne s’agit certainement pas de silence vide, mais de silence de méditation, de silence remplis de Dieu, de silence d’intériorisation du mystère qui entoure l’imminence de la naissance de celui qui doit venir.
Il s’agit d’un silence d’écoute, car, on n’entend bien que dans le silence ; mais quel silence pour un tel monde qui est le mien ? quel silence quand on est submergé par les bruits des publicités, des shopping, des ambiances de détente à perdre la tête et la raison ? Et le bruit des calculs, les insomnies des budgets de la fête ? et ce bruit des inquiétudes de ce que je vais manger et boire, de chercher qui inviter, à qui faire un cadeau et quel cadeau… le bruit des fausses promesses…
Pour un Noël chrétien, commençons par faire silence. Et quel silence fructueux ? quel chemin ? quel Jean-Baptiste pour m’annoncer et me guider vers l’Emmanuel ? Vais-je resté toujours endormi ? Non, comme Joseph, fasse-Dieu que je me réveille, que je fasse ce que l’ange me dit, et que je prenne Marie chez moi et avec moi. C’est elle qui sut l’accueillir ; que sa prière me donne à mon tour de savoir l’accueillir en vérité. Amen.
Abbé Jean GOROU.
N.D. du Val de Meurthe - Homélie du 3ème dimanche de l'Avent
Bien chers Paroissiens du "Net"
En allumant la troisième bougie de ce temps de préparation à la venue du Messie, notre joie se fait de plus en plus grande.
Le Messie de Dieu est tout proche; plus que quelques jours et nous célébrerons la fête de l'incarnation.
L’Église nous invite donc à nous réjouir. C'est le dimanche du "Gaudete" ou dimanche de la joie.
Comme des pèlerins en plein désert qui arrivent dans un oasis, laissons éclater notre joie.
Merci à l'abbé Stanislas SOW pour sa méditation.
Pour approfondir la réflexion je vous joint ce lien de "Saveurs d'Évangile" : https://www.catholique88.fr/sites/default/files/avent_2019_-_dossier_complet.zip.
Tout au long de ce temps de préparation à la venue du Messie, joignons-nous à l'Église-Famille de Dieu qui est au Burkina-Faso pour prier pour la Paix. Ci-joint également la prière de supplication. "Ir adelante siempré"
Dieu bénisse.
Abbé Éric TRAORE.
Paroisse N.D du Val de Meurthe
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Homélie du troisième dimanche de l’Avent

Textes: Is 35,1_6a.10; Jc 5,7_10; Mt 11,2_11
Chers frères et sœurs, nous célébrons, aujourd’hui, le troisième dimanche de l’Avent, également appelé dimanche Gaudete, c’est-à-dire dimanche de la joie. Dans la liturgie, résonne plusieurs fois l’invitation à la joie. Pourquoi ? Parce que le Seigneur est proche. Noël est proche. Le message chrétien s’appelle « Evangile », c’est-à-dire « Bonne Nouvelle », une annonce de joie pour tout le peuple. Comme l’enseigne le Pape François, « l’Église n’est pas un refuge pour personnes tristes, l’Église est la maison de la joie ! Et ceux qui sont tristes trouvent en elle la vraie joie ! »
Frères et sœurs, la joie à laquelle nous sommes conviés n’est pas une joie superficielle ou purement émotive. Ce n’est pas non plus une joie mondaine ou bien cette joie du consumérisme. Non, ce n’est pas celle-là. Il s’agit d’une joie plus authentique, dont nous sommes appelés à redécouvrir la saveur. Une joie qui touche le plus profond de notre être, tandis que nous attendons Jésus, le Messie promis. La liturgie de la Parole nous offre le contexte adapté pour comprendre et vivre cette joie. Isaïe parle de désert, de terre aride, de steppe (cf. 35, 1) ; le prophète a, devant lui, les mains faibles, les genoux vacillants, les cœurs égarés, les aveugles, les sourds et les muets (cf. vv. 3-6). Voilà le cadre d’une situation de désolation.
Mais finalement, le salut est annoncé : « Soyez forts, ne craignez pas ! — dit le prophète — […] Voici votre Dieu. […] C'est lui qui vient vous sauver » (cf. Is 35, 4). Et immédiatement, tout se transforme : le désert fleurit, la consolation et la joie envahissent les cœurs (cf. vv. 5-6). Ces signes annoncés par Isaïe comme révélateurs du salut déjà présent, se réalisent en Jésus. Il l’affirme lui-même en répondant aux messagers envoyés par Jean-Baptiste. Que dit Jésus à ces messagers ? « Les aveugles voient et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent » (Mt 11, 5). Ce ne sont pas des mots, ce sont des faits qui démontrent comment le salut, apporté par Jésus, saisit tout l’être humain et le régénère. Dieu est entré dans l’histoire pour nous libérer de l’esclavage du péché ; il a planté sa tente parmi nous pour partager notre existence, guérir nos plaies, panser nos blessures et nous donner la vie nouvelle. La joie est le fruit de cette intervention de salut et d’amour de Dieu.
Nous sommes appelés à nous laisser saisir par ce sentiment d’exultation, cette joie. Pour le Pape François, « si un chrétien n’est pas joyeux, il manque quelque chose à ce chrétien, ou alors il n’est pas chrétien ! » Ceux qui ont rencontré Jésus sur leur chemin, font l’expérience dans leur cœur d’une sérénité et d’une joie dont rien, ni personne ne pourra les priver. Notre joie est Jésus Christ. Son amour est fidèle et inépuisable ! Par conséquent, quand un chrétien devient triste, cela veut dire qu’il s’est éloigné de Jésus. Alors il ne faut pas le laisser seul ! Nous devons prier pour lui, et lui faire sentir la chaleur de la communauté.
Bien-aimés de Dieu, le Seigneur vient. Il vient nous libérer de tous les esclavages intérieurs et extérieurs. C’est lui qui nous indique la voie de la fidélité, de la patience, et de la persévérance, parce qu’à son retour, notre joie sera complète. Noël est proche, les signes de sa proximité sont évidents dans nos rues et dans nos maisons. Ces signes extérieurs nous invitent à accueillir le Seigneur qui vient toujours et frappe à notre porte, frappe à notre cœur, pour venir près de nous. Ils nous invitent à reconnaître ses pas dans ceux de nos frères qui passent à côté de nous, spécialement les plus faibles et les plus démunis. Aujourd’hui, nous sommes invités à nous réjouir de la venue imminente de notre Rédempteur ; et nous sommes appelés à partager cette joie avec les autres en apportant du réconfort et de l’espérance aux pauvres, aux malades, aux personnes seules et malheureuses.
Abbé Stanislas SOW

N.D. du Val de Meurthe - Homélie du 2ème Dimanche de l'Avent
Bien chers Paroissiens du "Net"
C'est avec un réel et grand plaisir que je vous propose la méditation de l'abbé Christophe OUATTARA pour ce deuxième dimanche du temps de l'Avent.
Merci à lui.
Pour approfondir la réflexion je vous joint ce lien de "Saveurs d'Évangile" https://www.catholique88.fr/sites/default/files/avent_2019_-_dossier_complet.zip
Tout au long de ce temps de préparation à la venue du Messie, joignons-nous à l'Église-Famille de Dieu qui est au Burkina-Faso pour prier pour la Paix.
Ci-joint également la prière de supplication.
"Ir adulante siempré!
Bonne préparation à la venue du Messie.
Dieu bénisse.
Abbé Éric TRAORE.
Paroisse N.D du Val de Meurthe
20, rue de l'Église
88230/ Fraize
Tel :+33 3 29 50 30 50 / +33 7 53398792
France
Homélie du deuxième Dimanche du Temps de l’Avent Année A

Textes: Is 11, 1-10; Ps 71; Ro 15, 4-9; Mt 3, 1-12
Dimanche dernier nous sommes entrés dans une nouvelle année liturgique. Et la parole de Dieu écoutée nous invitait à nous tenir prêts pour l’avènement du fils de l’homme. « Comprenez le bien : si le maitre de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait il aurait veillé et n’aurait pas laisser percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le fils de l’homme viendra. » nous disait l’évangéliste St Matthieu. Aujourd’hui, à travers un personnage insolite il nous dit ce que nous devons faire pour être prêt quand le fils de l’homme viendrait. Jean le baptiste proclame dans le désert de Judée : « convertissez-vous car le royaume des cieux est tout proche. » Il interpelle sans ménagement les foules : « Engeance de vipères ! qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : ‘nous avons Abraham pour père’. » C’était trop facile pour les auditeurs de Jean de se dire que leur appartenance au peuple élu est suffisante pour accéder au règne de Dieu. Non cela ne saurait suffire ; il faut être productif. Et cela ne saurait être une réalité sans un conversion sincère et profonde.
Ce message n’est pas pour une époque révolue. Il est d’actualité dans un monde de complaisance ; un monde où les hommes ne savent plus se remettre en cause ; un monde où on est convaincu que la faute vient toujours des autres. Il nous faut donc laisser retentir en nos cœurs la voix du précurseur « Convertissez-vous ». La conversion qui nous est demandée est un changement radical. Un changement dans nos manières de vivre. Cette conversion est nécessaire pour nous car c’est de là que vient le véritable bonheur.
Qu’est-ce que nous devons changer ? serons-nous tentés de dire. Changer nos habitudes bien sûr mais ne pas s’en tenir à cela car on ne change pas en changeant de chemise ou son régime alimentaire ou encore son logement. On ne devient pas intelligent en changeant de chapeau. La conversion requise est d’abord un changement intérieur. Si l’intérieur est net et propre, l’extérieur brillera mais si l’extérieur est astiqué et brillant alors que l’intérieur est rempli d’orgueil, d’indifférence, de haine, de jalousie et de cupidité l’être tout entier dégagera une odeur nauséabonde qui rebute les hommes. Or l’homme converti attire à lui tous les autres ; on est heureux d’être en sa compagnie. Une telle conversion vient non pas seulement du renoncement mais aussi et surtout de l’écoute. Une écoute qui permet de soigner ma relation à moi-même, aux autres et à Dieu.
Ecoute de Dieu qui est au-dessus de tout et qui peut tout ; écoute de mon frère qui parfois ne comprend rien, n’a rien, qui attend tout de moi et qui pourtant est plus grand que moi ; écoute de mon cœur qui est si petit, si pauvre, si dépendant de Dieu et des autres.
Si donc j’écoute mon cœur, je comprendrai que Dieu est bon, qu’il est plus grand que mon cœur et qu’il ne juge jamais mais se tient prêt pour pardonner.
Alors j’aurai de la patience pour les autres et serai prêt à vivre au quotidien le pardon fraternellement. Mes montagnes d’orgueil seront abaissées.
Si j’écoute mon frère je saurai que ce dont il a le plus besoin c’est d’être compris et aimé tel qu’il est. Alors mes ravins de mécontentement et de rancœur seront comblés. En écoutant la voix de Dieu, de mon frère je ferai quitter au monde sa robe de tristesse et de désolation. Je ferai advenir le règne de Dieu. Voilà la conversion que Dieu attend de moi. Que Dieu qui nous aime, nous en donne la grâce.
Abbé Christophe OUATTARA

N.D. du Val de Meurthe - Feuille d'annonces Décembre 2019 - Janvier 2020

Voici la nouvelle feuille d'annonces pour Décembre 2019 - Janvier 2020.
Pour télécharger le document en PDF, cliquer ICI
N.D. du Val de Meurthe - Homélie TOUSSAINT 2019
Bien chères Paroissiennes, bien chers Paroissiens du "Net"
J'ai le plaisirs de vous transmettre l'homélie de Mgr Armand MAILLAR , archevêque émérite de Bourges à l'occasion de la solennité de la Toussaint.
Au nom des Paroissiennes et paroissiens du "Net" je dis un "Merci tout plein" à Mgr.
Par la même occasion je vous souhaite à tous et à chacun une bonne, sainte et joyeuse fête. Bonne méditation
Dieu bénisse.
Abbé Éric TRAORE.
Paroisse N.D du Val de Meurthe
20, rue de l'Église
88230/ Fraize
Tel :+33 3 29 50 30 50 / +33 7 53398792
France
Solennité de Tous les Saints 2019.
Textes : Ap 7, 2-4.9-14 ; 1 Jn 3, 1-3 ; Mt 5, 1-12a
La Sainteté aujourd'hui
La fête de la Toussaint dans la mémoire de chacun de nous évoque des figures que nous admirons et souvent contemplons dans nos Églises, dans nos œuvres d'art mais le risque est que nous les admirions comme des personnages, extraordinaires que leur sainteté nous est impossible à mettre en œuvre dans nos vies ordinaires. Pourtant ces grandes figures de Saints continuent de nous parler dans le monde d'aujourd’hui : la Vierge Marie, Saint Joseph, Saint François d'Assise, Saint François de Sales, Sainte Thérèse, Saint Pierre, Saint Paul, Sainte Jeanne d'Arc, Saint Pierre Fourier, ils ont à leur manière servi durablement l'histoire des hommes même au-delà de l'Église.
N'oublions pas qu’à notre baptême nous avons reçu un nom qui évoque une personnalité de saint de notre histoire qui peut inspirer, conduire notre vie de chrétien du 21ème siècle, nous sommes invités à découvrir son enseignement, sa personnalité, un soutien dans les moments décisifs de notre existence.
La première lettre de Saint Jean que nous venons d'entendre nous éclaire sur le sens profond du baptême qui est un chemin de sainteté. « Voyez quel grand Amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés – enfants de Dieu - et nous le sommes. C’est là « la source de la sainteté dans notre vie d'homme. « Dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu ». Mesurons quelle bonne et belle chose pour nos vies, source d'un vrai bonheur. A notre baptême nous recevons une nouvelle identité, nous entrons dans la famille de Dieu.
L'Évangile des Béatitudes entend nous donner des repères pour notre vie chrétienne et entend même nous interpeller tous de manière étonnante et presque provocante : comment et selon quelle logique peut-on joindre des mots qui paraissent s'exclure : Heureux et pauvres, ceux qui pleurent, les assoiffés de Justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de Paix. C'est une logique nouvelle qui paraît en contradiction avec ce que nous voyons dans notre monde.
La deuxième partie des Béatitudes peut encore plus nous interroger : les persécutés, les insultés et les victimes du Mal. Pourtant le dernier mot est à la joie et à l'allégresse : « votre récompense est grande dans les cieux ». C'est dire que ces Béatitudes nous invitent à dépasser la situation présente, même avec ces échecs, ces souffrances ; les Béatitudes nous tournent vers l'avenir, le futur, au—delà de la mort puisque nous croyons à la résurrection. C'est la logique de Dieu qui transforme nos vies, qui donne l'Espérance : Dieu lui-même instaure le Royaume des Cieux qui consolera qui nous donnera la terre en héritage, qui nous rassasiera (par l'Eucharistie), qui nous offrira la miséricorde, qui se révélera à nos yeux, qui nous donnera d'être Fils de Dieu à notre baptême ; même dans la souffrance Il ne nous abonne pas. Ainsi sommes- nous invités à voir au-delà de l'apparence et du présent … « Votre récompense est grande dans les Cieux » c'est toute notre manière de voir les choses, de juger les événements, de nous comporter avec les autres, d'envisager l'avenir qui est transformée, cela change tout.
La fête de la Toussaint est souvent l'occasion pour les familles de prier pour et avec les défunts que nous avons connus et aimés, d'accomplir une démarche dans nos cimetières et sur les tombes : occasion de nous redire que par ce grand don de la sainteté nous restons en union et en communion avec nos défunts, eux avec nous et nous avec eux, c'est le grand mystère de la communion des Saints, de la communion avec les Saints, c'est le cœur de notre Foi chrétienne ; la mort est un passage, Pâques auprès du Père, Dieu vivant. Nous restons de la famille de Dieu, fils et fille de Dieu.
Comment ne pas évoquer en conclusion le beau message que nous donne le Pape François intitulé « l 'appel à la sainteté dans le monde actuel ».
« Tout change et acquiert un sens nouveau qui commence avec les petites choses de chaque jour. Le mot heureux devient synonyme de saint parce qu'il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint dans le don de soi le vrai bonheur. Heureux ou bienheureux »
« La force du témoignage des saints c'est d'observer les Béatitudes... ce sont peu de paroles simples mais pratiques et valables pour tout le monde, parce que le Christianisme est principalement fait pour être pratiqué, Il nous aide à incarner l'Évangile dans la vie quotidienne. Ce sont de vrais trésors de vie qui nous feront du bien et nous rendrons vraiment heureux.
Mgr Armand MAILLARD.
Archevêque émérite de Bourges.









