Bien chères paroissiennes, bien chers paroissiens du « Net »
Nous célébrons aujourd'hui 15 août, la solennité de l'Assomption de la très sainte Vierge-Marie.
La montée corps et âme, et le couronnement de la mère de notre Seigneur Jésus-Christ au ciel. Comme dit la sagesse africaine « quand l'un de nous fête, c'est toute la famille qui est en fête »
La fête de la maman c'est la fête des enfants.
Je vous souhaite à tous et à chacun, aux Marie une bonne sainte et joyeuse fête de l'Assomption de la Vierge-Marie.
Merci au Père François SCHNEIDER d’avoir accepté de partager avec nous sa méditation sur le sens de cette fête.
« Ir adelante siempré ! »
Dieu bénisse.
Abbé Éric TRAORE.
Paroisse N.D du Val de Meurthe
20, rue de l'Église
88230/ Fraize
Tel :+33 3 29 50 30 50 / +33 7 53398792
France
ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE
Ap 11, 19a; 12, 1-6a.10ab
1 Co 15, 20-27a;
Lc 1, 39-56

Tout le monde en parle - un grand WE estival
- un jour de congé
- mais que signifie-t-il ?
Pourquoi ce mot, souvent confondu avec l’Ascension ?
Depuis quand fêtons-nous l’Assomption ? Au fait, chrétiens, devons-nous y croire ou est-ce que cela relève de la libre dévotion ?
L’Assomption est l’achèvement de la destinée humaine de Marie sur cette terre. Comment cela s’est-il passé ?
Pas plus que la Résurrection du Christ, l’Assomption de Marie au ciel n’a pas eu de témoins. Cela s’est passé dans le secret de Dieu. C’est pourquoi il a fallu des siècles d’hésitations, de nombreuses contradictions et polémiques à l’Église pour déchiffrer le secret de l’Assomption.
La plupart d’entre nous étions déjà nés quand le pape Pie XII, le 1er novembre 1950, a défini le dogme de l’Assomption. Il le fit avec grande circonspection, écartant tout mythe et toute image équivoque. Pie XII n’a pas dit que Marie est montée aux cieux portée par les mains des anges comme les peintres, depuis des siècles représentaient la scène. Pie XII a seulement dit qu’elle a été prise, corps et âme, dans la gloire divine. Assumpta est le mot latin que nous traduisons par « prise ». C’est également le mot qui traduit, dans l’Ancien Testament, l’assomption d’Énoch et d’Elie, que Dieu, mystérieusement, prit avec lui.
La fête de l’Assomption de Marie, c’est la fête de Marie « prise, corps et âme dans la gloire divine. » Comment cela s’est-il passé ? Quand ? quel jour, quelle heure ? Où ? En Israël ou à Éphèse ?
L’Église ne peut pas répondre à toutes ces questions. Nous devrons attendre d’être auprès de Dieu et de Marie pour savoir tout cela.
Il est une autre question qui reste sans réponse, depuis des siècles : Marie est-elle morte avant son Assomption ?
Pie XII en doutait, c’est pourquoi il a laissé la question ouverte. Le pape Pie XII n’était pas le premier à se poser ces questions sans y trouver de réponse.
Saint Épiphane, qui vécut au IVe siècle nous dit : « Nous ne savons ni la mort de Marie, ni si elle est morte, ni si elle a été ensevelie, ni si elle n’a pas été ensevelie (…). Il est possible que cela se soit accomplie en Marie. Je ne l’affirme pas, cependant d’une manière absolue. Je ne dis pas qu’elle demeure immortelle. Mais je ne décide pas non plus qu’elle est mortelle. L’Écriture, en effet, s’est élevée au-dessus de l’esprit humain et a laissé ce point dans l’incertitude par révérence pour cette Vierge incomparable, pour couper court à toute pensée basse et charnelle à son sujet. Est-elle morte ? Nous l’ignorons. »
Depuis le IVe siècle, cette question reste ouverte. Les gens y ont répondu de diverses manières : à Jérusalem il y a le tombeau de Marie et la basilique de la Dormition.
On peut se demander dans ce contexte d’incertitudes comment le pape Pie XII a pu oser définir l’Assomption corporelle de Marie puisqu’elle n’est pas enseignée par la Sainte Écriture ? certes, l’Apocalypse décrit prophétiquement cette femme dans le Ciel, revêtue du Soleil (c’est-à-dire du Christ, soleil de justice), revêtue du Soleil avec une couronne de douze étoiles. C’est sous ces signes que Marie est apparue à Guadalupe, à la rue du Bac et en bien d’autres endroits. Mais pour de nombreux exégètes, ces apparitions ne constituent pas une preuve suffisante. La piété du peuple chrétien, qui depuis des siècles fêtait l’Assomption de Marie, ne pouvait être considérée comme une preuve suffisante. Alors le pape Pie XII a consulté tous les évêques qui sont les successeurs des Apôtres. Les évêques ont répondu qu’ils considéraient la fête de l’Assomption, une des plus anciennes, qui se célèbre en Orient comme en Occident, oui la fête de l’Assomption exprime bien la foi de l’Église Universelle.
Le Concile Vatican II, dans la Constitution « Lumen gentium » nous confirme dans notre foi : « La Vierge Immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’Univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort. » Amen.
Père François SCHNEIDER






















