Lectures et méditation - 22° dimanche du temps ordinaire - 29 août 2021 - Année B
Agir selon la parole de Dieu
Parmi les commandements religieux, quels sont ceux qui viennent de Dieu et quels sont ceux qui ont pour origine une volonté humaine ?
Telle paraît être la question de ce dimanche. Chacun de nous a sûrement été exposé un jour à cette question de l'interprétation des observances religieuses : comment savoir si elles expriment la volonté de Dieu ou la volonté des hommes ?
Moïse se fait le porte-parole de Dieu et ses propos seront validés par la réalisation de la promesse d'entrer en Terre promise : « Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. » Cette obéissance donnera au peuple la réputation d'être sage et intelligent (première lecture).
À l'inverse, Jésus défend ses disciples critiqués par des scribes et des Pharisiens parce qu'ils ne respectent pas les décrets sur les ablutions à faire avant les repas. Toutefois, il qualifie ces pratiques de « traditions des hommes » (évangile). Le Christ oppose l'apparence extérieure (« les lèvres ») au sentiment intérieur (« le cœur ») et le commandement de Dieu à la tradition des hommes. Il se réfère à un unique commandement. Quel est-il donc cet unique commandement divin ?
Sans doute faut-il le chercher dans le premier impératif qui précède le Décalogue: « Écoute le Seigneur ton Dieu » (Dt 6,4). Écouter selon la Bible, c'est accueillir les paroles du Seigneur qui expriment sa volonté et obéir à Dieu qui guide la vie des hommes. Il s'agit donc pour tout disciple de chercher à connaître la volonté de Dieu, d'écouter sa parole et de la mettre en pratique en dépassant une attitude de soumission servile à des préceptes religieux.
L'Église a la mission d'éclairer les hommes sur la volonté de Dieu en traduisant par son enseignement la parole de Dieu. À chacun d'agir dans sa situation personnelle avec une conscience éclairée en écoutant le Seigneur ! Saint Jacques, quant à lui, parle de la douceur de la Parole semée en nous, elle qui nous a engendrés et qui peut sauver nos âmes (deuxième lecture).
Selon lui, il ne suffit pas d'écouter la Parole mais il faut la mettre en pratique dans les œuvres de charité et la rectitude de vie : ainsi nous recevrons les dons parfaits qui viennent d'en-haut.
Texte tiré de missel des dimanches
Déjà Josué présentait ce choix au peuple d'Israël : qui voulait-il servir ? Le peuple perçoit l'enjeu vital de la décision puisqu'il répond qu'il vaut mieux mourir que d'abandonner ce Dieu qui lui a apporté tant de bienfaits (première lecture). Il n'est pas anodin que ce choix se pose aux disciples après le discours sur le Pain de vie.
Mais nos vies d'hommes et de femmes sont transformées par la rencontre du Seigneur qui veut, pour chacun de nous, la vie éternelle. C'est la raison pour laquelle la deuxième lecture de la veille et du jour nous rapporte la foi proclamée par saint Paul : nous sommes promis à l'immortalité. En effet, la victoire du Christ sur la mort s'est déjà appliquée à la Vierge Marie dans la totalité de son existence, épargnant même à son corps la dégradation inhérente à la mort. En fêtant l'assomption de la Vierge Marie, nous célébrons les fruits de la résurrection du Christ dans la personne de sa mère mais, à travers elle, c'est toute l'Église qui est concernée. Marie est l'image de l'Église Corps du Christ qui reçoit de lui la vie. Marie, la première, a reçu de son fils dans son corps l'immortalité. Telle est notre espérance !
Ce que le Christ veut nous offrir dépasse largement ce que nous pourrions lui demander. Peut-être devons-nous revoir nos prières de demandes, parfois terre à terre, et implorer Dieu de réaliser en nous son œuvre de salut. C'est ce que nous demandons dans le Notre Père: « que ta volonté soit faite ».








