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Cinquième dimanche de Carême - Aller plus loin

Saveurs d'Évangile 2019

Pour approfondir l'évangile selon Saint Jean (Jn 8 1-11) et prolonger la découverte durant ce cinquième dimanche de Carême.

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Prolongement biblique - Saveurs d'Évangile

Que dit la Loi ?

Cet épisode est centré sur l’interprétation de la Loi. C’est là que les scribes et les pharisiens entendent prendre Jésus en défaut : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » (v. 4-5). En appelant Jésus ‘Maître’, les scribes et les pharisiens reconnaissent l’autorité de Jésus, et c’est en cette qualité qu’ils souhaitent avoir son jugement sur la question…

Revenons aux textes sur le sujet. L’adultère prend place dans le Décalogue : « Tu ne commettras pas d’adultère. »(Ex 20,14). Dans le livre du Deutéronome est inscrit la sentence : « Lorsqu’on trouvera un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme également. Tu ôteras le mal du milieu d’Israël. » (Dt22,22), ou encore dans le livre du Lévitique : « Quand un homme commet l’adultère avec la femme de son prochain, cet homme adultère et cette femme seront mis à mort. »(Lv 20,10).

En lisant ces quelques passages de l’Ancien Testament, le cas d’étude paraît simple à régler. Si la femme a été réellement surprise en flagrant délit d’adultère, alors elle doit mourir. Les pharisiens s’en font eux-mêmes l’écho. Mais cette pauvre femme est-elle vraiment en situation adultère ? Cas réel ou machination de toutes pièces ? Certaines données manquent à l’appel : qu’en est-il de l’homme qui a commis l’adultère avec la femme ? Qu’en est-il du (ou des) témoin(s) qui ont surpris cet adultère sur le vif ? En regardant de plus près, on s’aperçoit que le cas de la femme est finalement accessoire, ce qui est attendu, c’est la réponse de Jésus ! C’est lui l’homme qui est mis à l’épreuve aux côtés de la femme. Lui et la femme sont tous les deux en procès. Les deux subissent ensemble cette épreuve. Face à Jésus, il y a les ‘défenseurs d’une application stricte de la Loi’ : « Tu feras sortir aux portes de ta ville cet homme ou cette femme coupable de cette action mauvaise ; tu lapideras l’homme ou la femme jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’est sur les déclarations de deux ou trois témoins que l’on pourra mettre à mort celui qui doit mourir ; on ne pourra pas mettre à mort sur la déclaration d’un seul témoin. Les témoins seront les premiers à lever la main contre le condamné pour le mettre à mort ; ensuite le peuple tout entier l’achèvera de ses mains. » (Dt 17,5-7). Jésus connaît aussi ces textes, mais il va plus loin… Pour lui, ce ne sont pas simplement les témoins qui peuvent être les premiers à lever la main sur le pécheur, mais ceux qui sont « sans péché » (Jn 8,7). Autrement dit, ce sont ceux qui n’ont pas à rougir devant la Loi, car ils en respectent tous les préceptes.

Pourtant Jésus n’excuse pas l’adultère, au contraire ! Dans l’évangile de Matthieu, il enseigne : « Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.»(Mt 5,27-28). Ainsi, Jésus ne renie pas la Loi. Il ne l’abroge pas. Il n’abolit pas la lapidation. Il ne se prononce pas sur le cas de la femme, sur sa faute. Lui n’a pas été témoin de son acte. Aux scribes et aux pharisiens de faire à présent leur propre procès ! Vont-ils se mettre en flagrant délit de mensonge et d’orgueil ? Que peuvent-ils répondre à cela ? Jésus ne contredit pas la Loi, mais il l’invite à la lire avec un autre regard. Non plus un regard sec de mort, mais avec un regard de miséricorde. Conduire son prochain à la mort n’est pas le but de la Loi. Jésus permet à la vie de continuer. Il invite ainsi à revenir à l’essence même de la Loi. Jésus ressort victorieux de ce procès, mais pour les autorités religieuses, ce n’est que partie remise…


 

« Blesser quelqu’un est aussi facile que de jeter dans la mer. Mais avez-vous idée de la profondeur à laquelle la pierre peut s’enfoncer. »

(anonyme)


Prolonger la découverte avec les paroles du pape François

Le visage de la Miséricorde

En 2015, le pape François proclame une année sainte extraordinaire, une année jubilaire sur la miséricorde. Le texte qui ouvre ce temps et le présente est la bulle d’indiction, Misericordiae vultus, « le visage de la miséricorde ».

 

« Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père. Le mystère de la foi chrétienne est là tout entier. Devenue vivante et visible, elle atteint son sommet en Jésus de Nazareth pour nous révéler de façon définitive son amour. À travers sa parole, ses gestes, et toute sa personne, Jésus de Nazareth révèle la miséricorde de Dieu.

La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. La miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le cœur de chacun lorsqu’il jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché.

Face à la gravité du péché, Dieu répond par la plénitude du pardon. La miséricorde sera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut imposer une limite à l’amour de Dieu, qui console, pardonne, et donne l’espérance.

Il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante, à fixer notre regard sur la miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père.

La miséricorde n’est pas un signe de faiblesse, mais bien l’expression de la toute-puissance de Dieu. Le Seigneur Jésus nous montre les étapes à travers lesquelles nous pouvons atteindre ce but.  Il nous est dit, d’abord, de ne pas juger, et de ne pas condamner.
Cela signifie, savoir accueillir ce qu’il y a de bon en toute personne et ne pas permettre qu’elle ait à souffrir de notre jugement partiel et de notre prétention à tout savoir. La miséricorde de Dieu est sans fin. Autant la profondeur du mystère renfermé est insondable, autant la richesse qui en découle est inépuisable. »

Extraits de la bulle d’indiction du jubilé extraordinaire de la miséricorde, 2015.

 

Comment puis-je vivre cette fin de Carême comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu ?

 

Source texte : vatican.va Source image : cef (logo officiel de l’année de la miséricorde)
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Équipe de rédaction : Demolliens Brigitte, Marx Alfred, Plumeré Marie-Claire, Spitz Jean-Claude, Stoll Édith et Verdun Élodie.

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