" Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure" Mt 25, 13
Chrétiens, nous le savons lorsque notre fin de vie terrestre s'achève, une nouvelle vie commence et n'aura pas de fin. Notre Pape Léon devant les parlementaires espagnols dit ceci : "la défense de la vie humaine n'est ni une question ponctuelle, ni un intérêt confessionnel, c'est un objectif de civilisation"
Il est vrai que nous serons tous confrontés à cette fin de vie terrestre dont rien ne laisse présager comment elle va se dérouler. Mais nous pouvons être amenés à prendre une ou des décisions pour un membre de notre famille.
Quelle décision prendre devant un être cher dans le coma qui ne respire qu'avec l'aide d'appareils ?
Quelle décision prendre pour une mère dont l'enfant embryonnaire qu'elle porte est atteint de malformations génétiques irréversibles ?
Le projet de loi qui va être débattu aux différentes assemblées au palais Bourbon et au palais du Luxembourg varie selon la sensibilité de chacun. L'Eglise ne s'oppose pas aux recours aux soins palliatifs ainsi qu'au refus de l'acharnement thérapeutique et estime que celà permet de soulager la souffrance et d'accompagner la personne jusqu'à sa mort.
Comme il est toujours facile de porter un jugement et de donner un avis lorsque nous sommes en bonne santé.
La levée de l'interdiction sur l'euthanasie et le suicide assisté comme l'envisage ce projet de loi va sans aucun doute comme dans la levée de tous interdits apporter plus de reflexion et plus de retenue.
Quant à nous chrétiens, une approche spirituelle s'avère nécessaire avec une ouverture plus forte vers la prière, la lecture de la parole, l'échange, le dialogue avec nos prêtres ou laïcs engagés ou autres.
Il ne serait pas tolérable que la dignité humaine soit bafouée.
Jean_Luc Weber












