Lectures et méditation - 17ème dimanche du temps ordinaire - 25 juillet 2021 - Année B
Le pain des temps nouveaux
La famine sévissait dans le pays. Dieu ne pouvait rester indifférent aux souffrances de son peuple. Il prend toujours soin de ceux qui lui font confiance même si le défi paraît
insurmontable. Étonnamment, c'est un païen qui vient porter à Élisée quelques pains et du grain. Contre toute attente, chacun pourra manger à sa faim (première lecture).
Cette nourriture miraculeuse en préfigure une autre : la multiplication des pains que Jésus réalise au bord du lac de Tibériade et le geste de Jésus dépasse ce qui n'était que la préfiguration des temps à venir. Nombre de détails (la montagne ; avant la Pâque ; où acheter du pain ?) renvoient à l'Exode et à Moïse nourrissant le peuple. Autant d'allusions qui font du pain multiplié une manne nouvelle destinée à nourrir un peuple nouveau conduit par un nouveau Moïse : Jésus (évangile). Tout souligne la générosité surabondante de Dieu à laquelle Paul nous invite à répondre par notre vie, nous qui avons reçu, par le baptême, les dons de la grâce (deuxième lecture).
À travers la faim de pain, c'est la faim de Dieu qui s'exprime. Si la foule suit Jésus, ce n'est pas parce qu'elle attend de Lui du pain. Elle désire une parole de vie, un geste d'amour de Dieu qui culminera sur la croix pour que la vie jaillisse au matin de Pâques, toutes faims assouvies à jamais.
Enfin, on ne peut que remarquer la fécondité de la dépossession. Ce que l'on accepte de donner se multiplie; tout geste d'amour et de service de l'autre est fécond. Nous qui recevons, à chaque eucharistie, le don de la Parole et le don du pain de vie, nous sommes invités à entrer dans cette logique du don. Nous serons alors, à la suite du Christ, porteurs du pain de vie des temps nouveaux, pain de l'amour des autres, de la solidarité et du partage.
Texte tiré de missel des dimanches
Sa voix dérange et Amos se heurte à l'opposition du clergé officiel. Pour autant, il reste totalement fidèle à la mission à laquelle Dieu l'a appelé : quitter le pays de Juda pour prophétiser dans le nord du pays. Sa mission, Amos ne la tient pas de lui-même mais de Dieu qui l'a arraché à son métier de bouvier pour faire de lui son prophète. Il ne se taira pas, n'en déplaise au pouvoir royal et au clergé. Car on n'arrête pas la parole de Dieu (première lecture).
À Nazareth, Jésus se trouve dans une situation similaire. Ses auditeurs, qui le connaissent comme l'un des leurs, refusent de voir en lui un envoyé de Dieu, malgré la sagesse étonnante de ses propos et les guérisons qu'il accomplit. Ils refusent de croire que le charpentier puisse parler et agir au nom de Dieu. Comme Ézéchiel, Jésus est confronté à l'incrédulité et au mépris : difficile d'être prophète parmi les siens (évangile) !
Cependant, la mort frappe. Comme son Père, Jésus ne peut rester indifférent aux souffrances des autres et sa Parole est toujours une parole de vie pour qui lui fait confiance. Celui qui croit est guéri, comme l'hémorroïsse, et la foi peut même obtenir la résurrection (évangile).







