C’est avec joie que les Équipes du Rosaire des Vosges accompagnées de personnes extérieures (soit environ 80 personnes) se sont retrouvées aux Grands Jardins, à Remiremont, pour écouter l’enseignement du frère François-Dominique Charles, aumônier régional, autour du thème de cette année : « En toi, je trouve ma JOIE ».
Cette rencontre a également été l’occasion d’accueillir notre nouvelle responsable diocésaine, Joëlle Schwartz, ainsi que Philippe Perrin, nouveau responsable régional.
Grâce à un programme bien préparé, la journée s’est déroulée dans une atmosphère recueillie et priante.




Après le mot d’accueil de Joëlle et le temps de prière, le frère François-Dominique a introduit son enseignement en nous invitant à réfléchir sur cette parole : « En toi, je trouve ma joie », à travers l’appel : « Réjouis-toi, Reine du ciel ».
La joie traverse toute la Bible comme un signe de la présence de Dieu.
- Dans l’annonce de l’archange saint Gabriel à Marie, la salutation est déjà une invitation à la joie : « Réjouis-toi, comblée de grâce ».
- Dans les Béatitudes, Jésus proclame : « Heureux ceux qui… » Le bonheur véritable naît de la communion avec Dieu et du chemin vécu avec le Christ.
- Les premiers psaumes évoquent eux aussi cette joie profonde :
- Le Psaume 4 parle d’une joie intérieure donnée par Dieu, même au coeur de l’épreuve.
- Le Psaume 16 évoque la joie de vivre en présence de Dieu :
- Les psaumes disent encore : « Heureux l’homme… » « Heureux ceux qui trouvent
- refuge en lui ». Cette joie est à la fois personnelle et communautaire.Elle se découvre lorsque nous marchons avec Jésus : Jésus qui avait soif, Jésus persécuté, Jésus dans la pauvreté.
« En toi, je trouve ma JOIE » = « Je trouve ma joie dans mon Fils »
→ Scène trinitaire : Le Père, l’Esprit descend sur Jésus baptisé dans le Jourdain.
Cette parole du Père au baptême de Jésus rappelle une autre parole du prophète : Isaïe 42 « voici mon serviteur souffrant…»
Dans Matthieu 3, 7 et 17,5 Dieu dit : voici mon Fils Bien aimé … Le Fils prend la place de serviteur… Le Serviteur va souffrir, va donner sa vie pour sauver la multitude. Dieu se réjouit parce que son Fils va sauver le monde et qu’il accepte librement les souffrances qu’il devra traverser et endurer par amour pour le Salut des Hommes, avec l’aide de l’Esprit.
Dans les Mystère Joyeux du Rosaire, la joie est déjà traversée par l’annonce de la souffrance. Ces mystères annoncent la Passion de Jésus
- L’Annonce à Marie → Joie de l’annonce, elle dit OUI à tout et accepte ce qui va arriver. L’Ange Gabriel la rassure: “Ne crains pas, tu auras toute grâce” .
- La Visitation → Joie de rencontrer Élisabeth, elle se met au service, elle se donne complètement. Bienheureuse celle qui a cru. Magnificat exprime aussi le drame du monde.
- La Nativité → Joie de la naissance mais dans la pauvreté et le dépouillement. Joie des Anges.
- La présentation au temple → Joie d’offrir Jésus mais annonce de la souffrance par Siméon
- Recouvrement → Joie de retrouver Jésus après l’angoisse et la souffrance de l’avoir perdu durant 3 jours. La vraie joie ne supprime pas la souffrance elle la traverse et la transforme → le Fils passe par la souffrance pour entrer dans la Gloire. Le disciple du Christ est appelé à suivre le même chemin dans l’amour donné jusqu’au bout.
Il n’y a sans doute pas de joie sans la souffrance. La traversée des souffrances peut se faire dans la joie. Passer par la passion/ la souffrance ouvre à la joie, comme lors d’une naissance.
Après la messe célébrée par Mgr François Gourdon, accompagné des pères Claude Durupt, Alain Claudel, André Laurent, Jacques Pétin et François Dominique-Charles, après une homélie bien appropriée au thème de notre année, nous avons partagé un repas très convivial.
Quant à l'après-midi, le frère François-Dominique a ouvert la séance sur la Cantate 147,de Johann Sebastian Bach, qu’on appelle en français Jean-Sébastien Bach. Le titre original allemand est : Herz und Mund und Tat und Leben : Le coeur, la bouche, l’action et la vie : Porter témoignage du Christ, dire qu’il est Dieu et Sauveur.
“Jésus que ma joie demeure” devrait se traduire par "Jésus demeure ma joie".
Dominique-François Charles a divisé cette Cantate en trois phases :
- Intériorisation de la joie →Je ne laisserai pas Jésus même au coeur de mes détresses – Qu’il abreuve pour moi mon coeur – Quand je suis malade et triste, je sais qu’il m’aime et qu’il se donne à moi, c’est pourquoi je ne laisserai pas Jésus même si mon coeur devait se briser. Bonheur d’avoir Jésus. Rien ne peut retirer ma joie car rien ne peut me séparer de l’amour de Dieu.
- Joie intérieure et confiance → Aide-moi Jésus, je te confesse dans la joie et les souffrances. C’est la foi et l’abandon. Amour indéfectible du Christ qui m’aime et se donne à moi. Joie de la confiance.
- Jésus demeure ma joie dans tout ce que je traverse : sois Jésus la consolation et la sève de mon coeur. Aide-moi à tenir bon. « Jésus est victorieux de toutes les souffrances, il est la force de ma vie, le plaisir et le soleil de mes yeux, le trésor et le délice de mon âme aussi je ne laisserai pas Jésus hors de mon coeur et de ma vie. » Jésus consolation dans les difficultés. La force de ma vie.
Le Père envoie son Fils pour nous sauver parce que Sa joie, c’est nous !
Et nous avons terminé par une demi-heure de prières entrecoupées de louanges dans une atmosphère profondément recueillie et fraternelle.
Grand merci à chacun pour cette journée vécue dans la prière le recueillement et la simplicité fraternelle.








