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Messe du Jeudi saint

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Partout dans le diocèse, les différentes églises ont rassemblé les fidèles des Vosges et d’ailleurs pour vivre ce moment fondateur de l’Église où le Christ se fait serviteur à travers le lavement des pieds et le partage du dernier repas – la Sainte Cène – avant son arrestation, sa Passion et sa mort. Cette célébration, qui ouvre le Triduum pascal, demeure un temps fort de communion, de mémoire et de foi pour toutes les communautés.

Retrouvez ci-dessous les photos de la commémoration à l’église Saint-Barthélémy de Gérardmer, célébrée par le père Gilbert Nzenzemon, ainsi que l’homélie de Mgr Gourdon prononcée en la cathédrale de Saint-Dié.
 

Découvrez l'album photos de la messe à Gérardmer sur Flickr : 

Jeudi Saint - Gérardmer

Crédit photos : Diocèse de Saint-Dié, Emilie Feuillé.

Homélie de Mgr Gourdon à la cathédrale Saint-Dié : 

« Faîtes cela en mémoire de moi » nous dit Jésus… « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faîtes cela en mémoire de moi ». « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faîtes cela en mémoire de moi ». « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ». Faire mémoire de Jésus ; faire mémoire du don de sa vie par amour pour nous et pour Dieu… Faire mémoire pour se souvenir, bien sûr, mais – surtout – pour rendre grâce et pour nous laisser renouveler, sans cesse, par ce don immense qui nous relève, qui nous guérit, qui nous restaure et qui nous sauve, en nous entraînant à nous donner nous-mêmes, dans un même élan d’amour qui réponde à l’amour du Père.

Notre repas eucharistique s’enracine dans le repas pascal des Hébreux évoqué dans la première lecture tirée du livre de l’Exode. Dans ce repas, les Hébreux faisaient mémoire de la libération d’Égypte et de la traversée de la mer Rouge, avec Moïse. En célébrant la Pâque, ils voulaient se souvenir de tout ce que Dieu avait fait pour eux ; ils savaient également que cela les obligeait, d’une certaine façon, à mener leur vie dans une forme de gratitude à l’égard de leur libérateur. Et cela leur permettait – aussi – de continuer à vivre, certains que le Seigneur ne pouvait pas les abandonner dans leurs épreuves après tout ce qu’il avait déjà fait pour eux. Eh bien, c’est dans le cadre de ce repas pascal juif que Jésus va instituer l’Eucharistie.

En invitant ses disciples à prendre le pain et le vin qu’il leur donne en disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang »,

Jésus conduit déjà ses disciples au Calvaire, là même où il donnera sa vie et remettra son esprit. Car, en mangeant ce pain et en buvant ce vin, c’est bien – déjà – sa vie donnée par amour que ses disciples sont appelés à recevoir ; c’est bien – déjà – au Salut offert sur la Croix qu’ils vont communier. En se levant de table pour déposer son vêtement et se nouer un linge à la ceinture, autour des reins, afin de laver les pieds de ses disciples, Jésus va leur indiquer que « c’est la Pâque du Seigneur » qu’ils vont vivre, à travers la passion, la mort et la résurrection de leur « Maitre » et « Seigneur ».

Lorsque nous célébrons l’Eucharistie, l’événement de la Croix nous est rendu présent. Et c’est au sacrifice même du Christ, à l’offrande de sa vie – faite une fois pour toutes – que nous communions. Lors de la messe, le ministère sacerdotal de l’évêque (ou du prêtre) signifie sacramentellement que le Christ lui-même se donne, en son Corps et en son Sang, sous les apparences du pain et du vin. Et, tous, baptisés, lorsque nous communions à ce don qui nous est fait, nous sommes entraînés dans une dynamique sacerdotale d’offrande de nous-mêmes : le don du Christ nous entraine au don de nous-mêmes. En faisant mémoire du sacrifice du Christ, nous sommes conduits à sa suite, - par lui, avec lui et en lui - , à nous donner par amour. Nous sommes appelés à mener une vie eucharistique, c’est-à-dire une vie qui soit véritablement l’expression de notre gratitude à l’égard de Dieu.

Dans son exhortation apostolique « Le Sacrement de l’Amour », Sacramentum Caritatis, au n°70, Benoit XVI écrivait : « Le Seigneur Jésus, qui s'est fait pour nous nourriture de vérité et d'amour, nous assure que ‘si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement’ (Jn 6, 51). Mais cette ‘vie éternelle’ commence déjà en nous en ce temps, à travers le changement que le don eucharistique engendre en nous : ‘Celui qui me mangera vivra par moi’ (Jn 6, 57). Ces paroles de Jésus nous font comprendre que le mystère ‘auquel on croit’ et ‘qui est célébré’ possède en lui-même un dynamisme qui en fait le principe de la vie nouvelle en nous et la forme de l'existence chrétienne. En communiant au Corps et au Sang de Jésus Christ, nous sommes en effet rendus participants de la vie divine de façon toujours plus
adulte et plus consciente. (…) De fait, ce n'est pas l'aliment eucharistique qui se transforme en nous, mais c'est nous qui sommes mystérieusement changés par lui. Le Christ nous nourrit en nous unissant à lui ; il nous attire en lui ».

Faire mémoire du Christ, comme il nous a dit de le faire, c’est donc non seulement célébrer l’Eucharistie, mais aussi et surtout faire de nos vies un véritable culte spirituel rendu à Dieu. Être chrétien, c’est accepter que toute notre existence soit englobée dans notre acte de foi, car il s’agit d’amour ; comme le dit Saint Paul dans sa 1e lettre aux Corinthiens, « Tout ce que vous faites : manger, boire, ou n'importe quoi
d'autre, faites-le pour la gloire de Dieu » (10, 31).

De la même manière, le lavement des pieds, que le Christ fait pour ses disciples, nous indique clairement que l’Eucharistie nous engage à l’égard des autres. Le Pape François, dans l’exhortation apostolique Amoris Laetitia (n°186), l’exprimait ainsi : « Celui qui s’approche du Corps et du Sang du Christ ne peut pas en même temps offenser ce même Corps en causant des divisions et des discriminations scandaleuses parmi ses membres. (…) Lorsque ceux qui communient refusent de s’engager pour les pauvres et les souffrants ou approuvent différentes formes de division, de mépris et d’injustice, l’Eucharistie est reçue de façon indigne ». De plus, « Celui qui participe à l'Eucharistie, avait écrit Benoit XVI, doit en effet s'engager à construire la paix dans notre monde » (SC n°89).

En son mystère pascal, célébré ces jours-ci, que le Seigneur nous renouvelle donc dans notre participation personnelle et ecclésiale à l’Eucharistie. Nous rendrons témoignage, alors, avec plus de vérité, à l’amour dont nous sommes aimés et qui nous donne la vie.

Amen.

+ Mgr François GOURDON,
Évêque de Saint-Dié.

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