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Vivre sa foi à domicile #79

Dimanche 28 juin – « Qui vous accueille m'accueille »

Suite à la reprise du culte public, nous continuons notre dossier : "Vivre sa foi à domicile", de manière hebdomadaire : une méditation d'Évangile chaque dimanche, un dessin pour les enfants avec nos trois personnages, notre rubrique "Art et foi", nos propositions musicales, et notre rubrique "Les Portes de la Parole". Quelques surprises viendront alimenter ces newsletters hebdomadaires de temps en temps, alors ensemble restons connectés.


« Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Qui vous accueille m'accueille. » (Matthieu 10, 37-42)

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
    celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
    Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la gardera.
    Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
    Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
    Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

 

BH/AP Photo.
 

 

Les portes de la Parole

Chaque jour, le père Olivier Bourion nous aide à la Lectio Divina, la lecture priante et partagée de la Parole de Dieu,
avec une piste pour ouvrir "Les portes de la Parole" et "habiter l'attente".

Découvrir les 7 portes de la Parole

« Celui qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera. »

Qu’ai-je perdu à cause de Jésus ? Qu’ai-je trouvé ? "


 

La méditation du jour :

« Qui vous accueille, m’accueille »

Accueillir ? Pas si facile. Il faut se rendre disponible, perdre du temps, donner de sa personne, accepter de bouleverser tous nos projets pour Le mettre, Lui, à la première place. 

Accueillir l’autre, c’est pourtant la définition de la vie chrétienne. Parce que l’accueil de l’autre ne fait qu’un avec l’accueil de Dieu.  

Dieu ne se présente jamais comme nous l’imaginions. Il vient à l’improviste, chaque fois qu’on ne l’attend pas.

Dieu ? C’est cet événement inattendu qui dérange mes plans et mes habitudes. Dieu ? C’est celui qui arrive toujours quand je n’ai pas le temps, pour me faire entrer dans son temps à lui : le temps de la vie, de la fécondité, de l’écoute, de l’amour. Dieu ? C’est l’autre qui vient me libérer de moi-même en s’installant dans mon cœur.

Dieu est la plus belle catastrophe qui puisse nous arriver. Pour lui nous avions déroulé le tapis rouge, et il entre par la fenêtre en brisant tous les carreaux. Pour lui nous avions mis les petits plats dans les grands, et il nous demande un simple verre d’eau fraîche. Nous rêvions d’un Dieu à notre mesure, un petit « plus » pour combler nos misères, et nous voilà en face d’un pauvre Dieu tout neuf qui n’a rien d’autre à nous offrir que la joie d’être avec lui.


Père Olivier Bourion
Supérieur du Séminaire des Carmes à Paris

 

"KT à domicile" - Le dessin du jour : 


Retrouvez toutes les illustrations/méditations quotidiennes sur notre dossier : "KT à domicile"

 

Les activités hebdomadaires à télécharger :

 

Prolonger la découverte avec le psaume du jour :

Psaume 88 (89)

R/ Ton amour, Seigneur, 
sans fin je le chante !

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

Tu es sa force éclatante ;
ta grâce accroît notre vigueur.
Oui, notre roi est au Seigneur ;
notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.

 

Musique du jour :

"Celui qui aime son frère" – Ensemble vocal Cinq Mars

 


"Art et foi" - 

Le père Pierre-Jean Duménil, responsable du service Art Sacré et curé doyen d'Epinal, vous propose un itinéraire pour découvrir Jésus.

_______________________

L'OEUVRE DU JOUR :

"Le Moulin Mystique" 
Chapiteau vers 1120 - Basilique Sainte-Marie-Madeleine - Vézelay (Yonne)

LA CITATION D'ÉVANGILE :

« Je vous ai transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu : Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures. Il a été enseveli. Il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures. Il est apparu à Képhas, puis aux Douze. »

Première lettre de Saint-Paul Apôtres aux Corinthiens (15, 3-4)

 

LE COMMENTAIRE DU PÈRE PIERRE-JEAN DUMÉNIL :

L’église a réuni dans une même fête les deux « colonnes de l’église, les apôtres Pierre et Paul. Pour les honorer je me suis arrêté sur le chapiteau le plus célèbre de Vézelay le « Moulin Mystique ».

Deux mondes se rencontrent dans la scène du Moulin mystique : à gauche, le personnage versant du grain dans le moulin, c'est Moïse, figure de l'Ancien Testament; celui de droite, c'est saint Paul, représentant du Nouveau Testament. L'un est dans l'ombre, l'autre dans la lumière. Mais surtout, c'est la roue du moulin, cette forme parfaite qui lui apporte le mouvement, qui est en pleine lumière : le sculpteur l'a légèrement désaxée pour qu'elle soit toujours frappée par la lumière du sud ; et le moulin, ici, c'est le Christ, venu tirer la substance de la Loi ancienne pour la renouveler dans le message des Évangiles. Il est explicitement commenté par un texte de Suger, abbé de Saint-Denis (1080 ou 1081-1151) dans son « œuvre administrative » :

En tournant la meule, Paul, tu sépares la farine du son.
De la Loi de Moïse tu révèles la connaissance profonde.
De tant de grains est fait le vrai pain sans son,
Notre nourriture éternelle et angélique."


Puisque l’Évangile nous apporte la révélation totale et plénière dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus, pourquoi nous préoccuper encore de ces traditions anciennes et liées à l’histoire du peuple juif ?  Pour les Juifs convertis au message de Jésus, les Ecritures et, en particulier, la Loi et les Prophètes, les guidaient. Voici ce que Paul écrivait aux Corinthiens (15, 3-4) :

« Je vous ai transmis en premier lieu ce qu’avais moi-même reçu : Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures. Il a été enseveli. Il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures. Il est apparu à Képhas, puis aux Douze. »

Pour Paul l’annonce de la mort et de la Résurrection de Jésus ne prend sa véritable dimension que si ces événements sont replacés dans l’ensemble du dessein de Dieu.

Le Mystère pascal n’est donc pas un en-soi qui produirait ses effets en nous malgré nous. Nous devons faire quelque chose pour nous approprier la Résurrection, et pour cela l’Ancien Testament joue un rôle décisif. Les promesses de Dieu sont certes accomplies dans le Christ, mais pour être effectif cet accomplissement suppose qu’une certaine trajectoire historique de la promesse, contenue dans les Écritures Saintes, soit vécue par le chrétien.

 

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