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Vivre sa foi à domicile #80

Dimanche 5 juillet – « Je suis doux et humble de cœur »

Suite à la reprise du culte public, nous continuons notre dossier : "Vivre sa foi à domicile", de manière hebdomadaire : une méditation d'Évangile chaque dimanche, un dessin pour les enfants avec nos trois personnages, notre rubrique "Art et foi", nos propositions musicales, et notre rubrique "Les Portes de la Parole". Quelques surprises viendront alimenter ces newsletters hebdomadaires de temps en temps, alors ensemble restons connectés.


« Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme » (Matthieu 11, 25-30)

En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
    Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler.

    Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
    Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
    Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

 

 

Les portes de la Parole

Chaque jour, le père Olivier Bourion nous aide à la Lectio Divina, la lecture priante et partagée de la Parole de Dieu,
avec une piste pour ouvrir "Les portes de la Parole" et "habiter l'attente".

Découvrir les 7 portes de la Parole

" Je suis caché aux sages et aux savants
mais révélé aux tout-petits.

Que suis-je ? "


 

La méditation du jour :

Ce premier dimanche de Juillet qui suit la Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul est celui du pèlerinage d’été à Saint Pierre Fourier en sa basilique de Mattaincourt. Cette année 2020, le 5 juillet rassemblera quelques pèlerins et des sœurs de Notre-Dame venues honorer leur Saint fondateur qui a ouvert en Lorraine des écoles pour les enfants, les petits et les pauvres.

C’est toute la portée de l’Évangile de ce 14e dimanche : l’attention aux enfants et aux petits…  « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ».  Pour manifester cette dignité des petits, des enfants et des pauvres, le Christ lui-même s’est fait petit- enfant et pauvre. Le prophète Zacharie nous l’annonçait déjà : « Voici ton Roi qui vient à toi ,  il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse ». Nous le croyons : ce Roi annoncé est Jésus, le Messie-Roi qui s’est fait petit pour entrer dans notre histoire humaine. Ce mystère d’humilité est d’abord vécu par Marie qui chante son Magnificat : « Il élève les humbles ». Et, Jésus ajoute aujourd’hui « Je suis doux et humble de cœur ».

A sa suite, tous les âges sont marqués par ces petits qui vous ouvrent les portes de la Sainteté… depuis la petite Jeanne de Lorraine jusqu’à la pauvre Bernadette de Lourdes qui attendaient des pèlerins en cette année dans leurs basiliques respectives. La voie des petits reste cachée et secrète. Pourtant elle est accessible à tous : il suffit de se reconnaître enfants du Père qui nous aime, enfants de ce Père que Jésus nous a révélé et qu’il continue à nous révéler par la Force du Saint Esprit… : « Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connait le Fils sinon le Père, et personne ne connait  le Père  sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler ». En disant cela, Jésus veut nous montrer que celui à qui il se révèle est celui qui se fait petit.

En cet été, prenons le temps de retrouver en nous cette vertu d’enfance, arrêtons-nous pour nous tourner vers ce Père qui ouvre son Royaume aux enfants et aux tout-petits.


Père François-Marie Boucher
Recteur de la Basilique Saint Pierre Fourier de Mattaincourt

 

"KT à domicile" - Le dessin du jour : 


Retrouvez toutes les illustrations/méditations quotidiennes sur notre dossier : "KT à domicile"


 

Prolonger la découverte avec le psaume du jour :

Psaume 144 (145)

R/ Mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais ! 
ou :  Alléluia ! 

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi ;
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour.
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

 

Musique du jour :

"Mon Père, je m'abandonne à toi" – Communauté de l'Emmanuel

 


"Art et foi"

Le père Pierre-Jean Duménil, responsable du service Art Sacré et curé doyen d'Epinal, vous propose un itinéraire pour découvrir Jésus.

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L'OEUVRE DU JOUR :

Vision après le sermon
Paul Gauguin (1888) – Musée national d'Écosse, Édimbourg

LA CITATION BIBLIQUE :

Cette nuit-là, Jacob se leva, il prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants, et passa le gué du Yabboq. Il leur fit passer le torrent et fit aussi passer ce qui lui appartenait. Jacob resta seul. Or, quelqu’un lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. L’homme, voyant qu’il ne pouvait rien contre lui, le frappa au creux de la hanche, et la hanche de Jacob se démit pendant ce combat. L’homme dit : « Lâche-moi, car l’aurore s’est levée. » Jacob répondit : « Je ne te lâcherai que si tu me bénis. » L’homme demanda : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Jacob. » Il reprit : « Ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël (c’est-à-dire : Dieu lutte), parce que tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu l’as emporté. » Jacob demanda : « Fais-moi connaître ton nom, je t’en prie. » Mais il répondit : « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? » Et là il le bénit.  Jacob appela ce lieu Penouël (c’est-à-dire : Face de Dieu), « car, disait-il, j’ai vu Dieu face à face, et j’ai eu la vie sauve. » Au lever du soleil, il passa le torrent à Penouël. Il resta boiteux de la hanche. "

Livre de la Genèse 32, 23-32 
 

 

LE COMMENTAIRE DU PÈRE PIERRE-JEAN DUMÉNIL :

Paul Gauguin écrit dans une lettre à Van Gogh, fin septembre 1888 :

« Je viens de faire un tableau religieux très mal fait mais qui m’a intéressé à faire et qui me plaît. Je voulais le donner à l’église de Pont-Aven. Naturellement on n’en veut pas. Des bretonnes groupées prient. Costumes noirs très intenses. Les bonnets bleu jaune très lumineux très sévères. La vache sous l’arbre est toute petite et se cabre. Pour moi dans ce tableau le paysage et la lutte n’existent que dans l’imagination des gens en prière par suite du sermon, c’est pourquoi il y a contraste entre les gens nature et la lutte dans son paysage non nature et disproportionné. »

Après un premier séjour en Martinique, Gauguin revient en Bretagne. Il remarque le tableau d’Émile Bernard "Pardon à Pont Aven" et s’en inspire pour réaliser "Vision après le sermon".

Le tableau représente des villageoises qui viennent d’écouter un sermon faisant référence à un passage de la Bible. Genèse (32 : 22-32) raconte l’histoire de Jacob qui passa toute une nuit à se battre avec un ange mystérieux. Le peintre avait prévu cette toile pour l’église de Pont-Aven mais, le curé de la paroisse la refuse. Gauguin est très déçu, il pensait avoir rendu le contexte local en peignant les costumes bretons et la lutte bretonne avec la vache comme prix pour le vainqueur.
La composition s’articule autour d’un arbre énorme qui s’étire sur une diagonale traversant la toile. C’est la colonne vertébrale du tableau et la clef de sa compréhension.
À gauche de l’arbre : des villageoises en costume breton sont en prière et le curé ferme le groupe sur la droite du tableau ; il y aussi une vache a l’air énervé. À droite de l’arbre : un ange se bagarre contre un personnage, le Jacob de la bible.
Au travers du texte de la lutte de Jacob avec l’ange, Gauguin a voulu représenter la lutte intérieure de l’homme. Une autre interprétation assimile le peintre à Jacob. Comme lui l’artiste est engagé dans un combat permanent. Tel est le destin de l’artiste !
Gauguin présente le sujet comme une vision des femmes sortant de la messe dans un paysage naturel.
La « vision » cohabite avec le « réel ». Les lutteurs et le groupe de villageoises semblent exister dans une même réalité et un même espace.
Gauguin mêle la réalité ordinaire du monde avec les réalités divines.
Il mélange le profane et le sacré dans un même espace. Vie quotidienne et vie spirituelle et   se côtoient à l’intérieur du tableau.

Gauguin illustre la confrontation entre la « vie » et la « foi » d’une manière  extrêmement forte, violente. Pour cela il utilise des couleurs très fortes, en particulier le rouge qui relie tous les éléments du tableau. Cette œuvre ouvre une porte sur un « au-delà ». Le profane, en régime chrétien ouvre toujours sur l’invisible de la présence de Dieu !

 

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