Lectures et méditation - Dimanche de la Pentecôte - 23 mai 2021 - Année B
L'enfantement de la création nouvelle
Le cinquantième jour après la fête de la Pâque, les Juifs célèbrent la Pentecôte, qui fait mémoire du don de la Loi, constitutif du peuple élu, depuis la révélation de Dieu au désert du Sinaï.
Or les Actes des Apôtres racontent que, ce jour-là, donc au terme des cinquante jours après Pâques - la Pâque douloureuse puis glorieuse du Christ -, le petit groupe de ses disciples fit une expérience décisive, celle du don de l'Esprit, l'Esprit du Christ ressuscité. Certes, selon l'évangile de Jean, ils avaient déjà reçu l'Esprit au soir de Pâques, quand Jésus leur était apparu pour la première fois. Mais ce don, qui leur avait donné la paix et rendu l'espérance, était demeuré confidentiel. Dans les Actes des Apôtres, qui sont la suite de l'évangile de Luc, ce don de l'Esprit est marqué par un bruit, un coup de vent, des langues de feu, et a aussitôt un retentissement public
Les Juifs, venus de partout pour célébrer leur Pentecôte, se rassemblent en foule et découvrent que ceux qui sortent de la maison située à l'épicentre de ce tumulte parlent des langues variées que chacun peut comprendre comme si c'était son propre dialecte. De la curiosité, ils passent à l'admiration. Puis, quand Pierre, avec ses onze compagnons, leur eut expliqué de quoi il s'agissait, trois mille personnes environ se joignirent au petit groupe: l'Église universelle entamait son développement irrésistible.
Cet événement fondateur est commémoré aujourd'hui par la liturgie (première lecture du jour). Nous pouvons comparer ces événements, aussi nouveaux que sont la résurrection du Christ et le don de son Esprit, à une mutation radicalement nouvelle de l'humanité, qui franchit un seuil et débouche dans une phase où les limitations biologiques sont dépassées. C'est ce que l'Écriture appelle la vie nouvelle, animée par le Saint-Esprit, et constituant le règne de Dieu. Ceux qui en font partie ne sont pas encore dans la plénitude de cette vie nouvelle : l'enfantement dure encore, avec ses souffrances.
Mais déjà les personnes passées par cette nouvelle naissance produisent les fruits de l'Esprit (Galates), qui témoignent de la réalité de cette mutation «sur-naturelle».
Texte tiré de missel des dimanches
choisi témoin de l'amour que nous avons reconnu et cru pour nous (deuxième lecture) et témoin de l'amour qui s'exprime entre frères et manifeste le don de son Esprit d'amour à l'Église.
Ainsi, l'Ascension du Seigneur signe l'accomplissement de sa venue sur terre pour sauver le monde. Le Christ qui s'est abaissé jusqu'à mourir sur la croix est élevé à la droite du Père et il ouvre par là le chemin de la vie éternelle pour tous ses disciples. C'est la raison pour laquelle ceux-ci sont envoyés en mission pour que tous les hommes soient sauvés.
connaissent Dieu ; on les entend dire des paroles mystérieuses et chanter la grandeur de Dieu (première lecture).
Jésus affirme que nous sommes les sarments, voici donc ce qui nous attend (évangile). Jésus emprunte ici une comparaison puissante de l'Ancien Testament: la vigne, c'est le peuple de l'alliance avec Dieu.
Aujourd'hui, le Christ se présente à nous comme un berger, un berger digne de ce nom car il est prêt à tout pour sauver ses bêtes (évangile). II ne peut être confondu avec les mauvais bergers qui abandonnent leurs troupeaux devant le danger. Traduction pascale : Jésus a donné sa vie pour nous ; il s'agit d'un don véritable, un don de soi total et sans retour.







