Lectures et méditation - 26° dimanche du temps ordinaire - 26 sept. 2021 - Année B
Les vrais disciples du Seigneur
Quels sont les véritables témoins du Seigneur ? Dans la diversité des conceptions de la vie chrétienne et du témoignage à apporter au monde actuel, cette question ne peut être éludée. Les textes de ce jour nous apportent un bon éclairage sur cette question. Le livre des Nombres nous apprend que les formes instituées pour désigner les ministres de Dieu ne constituent pas un critère suffisant (première lecture). Deux anciens, Eldad et Médad, étaient absents de la Tente de la rencontre pour recevoir une part de l'esprit de Moïse. Mais,
puisqu'ils avaient été choisis par Dieu, ils ont pu prophétiser.
De même, dans l'évangile, des Apôtres ont tenté d'empêcher un disciple inconnu d'eux de faire un exorcisme réalisé au nom de Jésus. Pour le Christ, cela ne pose pas de problème ; et il ajoute son critère de discernement : « Ne pas mal parler de lui ». La fidélité au Christ se vérifie dans la reconnaissance de son identité. Jésus développe le lien du disciple à son Seigneur, lien intime qui est la source pour agir en son nom et pour bien parler de lui. Si le disciple reçoit sa vie du Seigneur, alors sa conduite sera intègre et il ne sera pas cause de scandale. En conséquence, il faut combattre en soi tout ce qui s'oppose à l'esprit du règne de Dieu où est donnée la vie éternelle, afin de porter un témoignage véridique. Ainsi Jésus présente-t-il le témoignage de ses disciples comme un ensemble d'actes de salut à réaliser en son nom, de paroles justes sur sa personne accompagnée d'une conduite intègre. Ainsi seront-ils les témoins du Sauveur qui anime la vie de ses disciples.
Dans une approche très concrète de la vie des communautés chrétiennes, saint Jacques souligne l'importance de la solidarité matérielle envers les plus démunis et de la justice sociale vis-à-vis de ceux à qui on procure du travail (deuxième lecture). L'urgence de la venue du Seigneur justifie qu'on se détache des richesses pour s'attacher aux biens demeurent, ceux du Royaume à venir. Cette attitude relève aussi du témoignage de notre fidélité à la mission salvifique du Seigneur.
Texte tiré de missel des dimanches
commencent à s'organiser : qui est le plus grand parmi eux et donc le plus capable de prendre sa succession ? Pour répondre à cette question et les éclairer, Jésus désigne l'attitude de serviteur comme critère pour être le premier et il les invite à savoir accueillir les plus petits auxquels il s'identifie (évangile).
Ateliers de la Foi (proposés par le Père Jean-Pierre Wagner)
de la tradition juive, concevaient le Messie comme un vainqueur qui ne pouvait se laisser atteindre par le Mal. À l'inverse, en s'incarnant, Dieu a voulu prendre la totalité de notre condition humaine, y compris sa fragilité et sa vulnérabilité.
Or, quand Jésus a pratiqué des guérisons, il a accompli des signes qui correspondaient à ce qu'on attendait du Messie (évangile). À la différence d'autres guérisseurs de son époque, le Christ n'a pas eu alors pour seule perspective de rendre la santé aux malades mais il s'est présenté comme celui qui vient accomplir le dessein salvifique du Seigneur. Aussi, les miracles de Jésus s'accompagnent-ils d'enseignements qui situent ces actes de salut dans une question essentielle pour les hommes: vont-ils accueillir Jésus comme Dieu qui vient changer la vie de tous les hommes ?
Moïse se fait le porte-parole de Dieu et ses propos seront validés par la réalisation de la promesse d'entrer en Terre promise : « Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. » Cette obéissance donnera au peuple la réputation d'être sage et intelligent (première lecture).







