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Paroisse Saint-Dié
Paroisse Saint-Dié
Notre paroisse porte le même nom que le diocèse auquel elle est rattachée et couvre la ville entière de Saint-Dié-des-Vosges.
Info Contact
Permanences :
- du lundi au jeudi de 9h30 à 11h30 et de 14h à 18h
- le vendredi de 9h30 à 11h30 et de 14h à 16h
- le samedi de 9h30 à 11h30
750000 euros pour la cathédrale
Parcours Alpha en ligne

Lancement reporté à la rentrée 2021
UN ESPACE D’ECHANGES ET DE DECOUVERTES
Dans une atmosphère détendue et conviviale (un peu comme entre plusieurs amis), les
participants cheminent ensemble autour des questions que se posent la plupart de nos
contemporains sur la souffrance, la vie après la mort, l’existence de Dieu, l’amour… En plus
d’apprendre à se connaître les uns les autres, les participants échangent leurs opinions, leurs
questions, leurs expériences. Le Parcours Alpha est aussi une opportunité de découvrir ou
redécouvrir les bases de la spiritualité chrétienne avec des invités de toutes origines, toutes
philosophies et croyances.
QU’EST-CE QUE LE PARCOURS ALPHA EN LIGNE ?
C’est une série de 10 discussions et d’un week-end en ligne, des rencontres ouvertes sur le
monde qui permettent de parler de spiritualité, de ses propres questions et convictions sur le
sens de la vie. A chaque soirée, une question différente est abordée ouvrant sur une discussion
en petit groupe. C’est aussi une opportunité de découvrir, ou approfondir, les bases de la
spiritualité chrétienne. C’est sans engagement, c’est gratuit et ouvert à tous !
COMMENT CA SE PASSE ?
Chaque rencontre débute par un temps de convivialité dans une ambiance décomplexée,
suivi d’une présentation simple et vivante du
thème de la session et d’un échange, où
chacun est libre de dire ce qu’il a sur le cœur et
de partager sans tabou ses objections, ses
questions ou ses doutes. Le tout dure en général
deux heures.
Dimanche 13 juin
La cathèdre, siège de l'évêque qui donne son nom à la cathédrale, est désormais habillée d'une tenture permanente. Celle-ci a été inaugurée dimanche 13 juin 2021 lors de la grand-messe de 10 h 30 présidée par l'évêque, et chantée par le choeur A Tre Voci, en présence des partenaires de l'opération.
Auparavant, un habillage aux couleurs de la liturgie (vert, violet, rouge ou blanc/jaune) pavoisait le siège épiscopal de Saint-Dié. Des étudiants de l'école nationale supérieure d'art et de design de Nancy, en collaboration avec Garnier-Thiébaut et le diocèse de Saint-Dié, ont travaillé à plusieurs propositions pour habiller l'arrière de la cathèdre.

Remises en février 2020, ces propositions ont été soumises à Mgr Didier Berthet, évêque des Vosges, qui a retenu un projet : celui d'un étudiant qui a observé la déambulation des visiteurs de la cathédrale Notre-Dame, remarquant que l'itinéraire de ces derniers esquissait une croix. "Retracer leur parcours permet d'obtenir une esthétique aléatoire à la frontière entre abstrait et figuratif", commente l'étudiant dans la note du projet sélectionné.
Longue de 5 m et large de 110 cm, la pièce a été tissée par Garnier-Thiébaut, de Gérardmer, puis remise pour la pose à l'atelier Dufala, de Deyvillers.
VIDEO ci-dessous
Voir la VIDEO de la pose :
Pape François
Homélie du pape François pour le dimanche de la Miséricorde divine 2021
Jésus ressuscité apparaît aux disciples plusieurs fois. Avec patience, il console leurs cœurs découragés. Après sa résurrection, il opère ainsi la “résurrection des disciples”.
Et eux, relevés par Jésus, changent de vie. Auparavant, de nombreuses paroles et de nombreux exemples du Seigneur n’avaient pas réussi à les transformer. Maintenant, à Pâques, il se passe quelque chose de nouveau. Et cela survient sous le signe de la miséricorde. Jésus les relève par sa miséricorde – il les relève par sa miséricorde – et eux, bénéficiaires de la miséricorde, deviennent miséricordieux. C’est très difficile d’être miséricordieux si quelqu’un ne se rend pas compte qu’il est bénéficiaire de la miséricorde.
1. Avant tout ils sont bénéficiaires de la miséricorde, à travers trois dons : d’abord Jésus leur offre la paix, puis l’Esprit, enfin ses plaies. En premier lieu il leur donne la paix. Ces disciples étaient angoissés. Ils s’étaient enfermés dans la maison par crainte, par peur d’être arrêtés et d’avoir la même fin que le Maître. Mais ils n’étaient pas enfermés seulement dans la maison, ils étaient aussi enfermés dans leurs remords. Ils avaient abandonné et renié Jésus. Ils se sentaient incapables, bons à rien, mauvais. Jésus arrive et répète deux fois : “Paix à vous !” Il n’apporte pas une paix qui enlève les problèmes du dehors, mais une paix qui répand la confiance intérieurement. Pas une paix extérieure, mais la paix du cœur. Il dit : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie » (Jn 20, 21). C’est comme s’il avait dit : “Je vous envoie parce que je crois en vous”. Ces disciples découragés sont réconciliés avec eux-mêmes.
La paix de Jésus les fait passer du remord à la mission. La paix de Jésus suscite en effet la mission. Ce n’est pas la tranquillité, ce n’est pas le confort, c’est sortir de soi. La paix de Jésus libère des fermetures qui paralysent, rompt les chaînes qui retiennent le cœur prisonnier. Et les disciples se sentent bénéficiaires de la miséricorde : ils sentent que Dieu ne les condamne pas, ne les humilie pas, mais croit en eux. Oui, il croit en nous plus que nous croyons en nous-mêmes. “Il nous aime plus que nous nous aimons” (cf. S. J. H. Newman, Meditations and devotions, III,12,2). Pour Dieu, personne n’est mauvais, personne n’est inutile, personne n’est exclu. Jésus aujourd’hui répète encore : “Paix à toi, qui es précieux à mes yeux. Paix à toi, qui es important pour moi. Paix à toi, qui as une mission. Personne ne peut l’effectuer à ta place. Tu es irremplaçable. Et je crois en toi”.
Deuxièmement, Jésus fait miséricorde aux disciples en leur offrant l’Esprit Saint. Il le donne pour la rémission des péchés (cf. vv : 22-23). Les disciples étaient coupables, ils avaient fui en abandonnant le Maître. Et le péché tourmente, le mal a son prix. Notre péché, dit le Psaume (cf. 51, 5), est toujours devant nous. Tout seuls, nous ne pouvons pas l’effacer. Seul Dieu l’élimine, seul, par sa miséricorde, il nous fait sortir de nos misères les plus profondes. Comme ces disciples, nous avons besoin de nous laisser pardonner, de dire de tout cœur : “Pardon Seigneur”. Ouvrir notre cœur pour nous laisser pardonner.
Le pardon dans l’Esprit Saint est le don pascal pour renaître intérieurement. Demandons la grâce de l’accueillir, d’embrasser le Sacrement du pardon. Et de comprendre qu’au centre de la Confession il n’y a pas nous avec nos péchés, mais Dieu avec sa miséricorde. Nous ne nous confessons pas pour nous décourager, mais pour nous faire relever. Nous en avons tant besoin, tous. Nous en avons besoin comme les petits enfants qui, à chaque fois qu’ils tombent, ont besoin d’être relevés par leur papa. Nous aussi, nous tombons souvent. Et la main du Père est prête à nous remettre debout et à nous faire avancer. Cette main sûre et fiable c’est la Confession. C’est le Sacrement qui nous relève, qui ne nous laisse pas par terre à pleurer sur le sol dur de nos chutes. Elle est le Sacrement de la résurrection, elle est pure miséricorde. Et celui qui reçoit les Confessions doit faire sentir la douceur de la miséricorde. Et c’est cela le chemin de ceux qui reçoivent les confessions des personnes : faire sentir la douceur de la miséricorde de Jésus qui pardonne tout. Dieu pardonne tout.
Après la paix qui réhabilite et le pardon qui relève, voici le troisième don par lequel Jésus fait miséricorde aux disciples : il leur offre ses plaies. Par ses blessures nous sommes guéris (cf. 1 P 2, 24 ; Is 53, 5). Mais comment une blessure peut-elle nous guérir ? Avec la miséricorde. Dans ces plaies, comme Thomas, nous touchons du doigt le fait que Dieu nous aime jusqu’au bout, qu’il a fait siennes nos blessures, qu’il a porté dans son corps nos fragilités. Les plaies sont des canaux ouverts entre lui et nous, qui reversent sa miséricorde sur nos misères. Les plaies sont les voies que Dieu nous a ouvertes tout grand pour que nous entrions dans sa tendresse et que nous touchions du doigt qui il est. Et que nous ne doutions plus de sa miséricorde.
En adorant, en embrassant ses plaies nous découvrons que chacune de nos faiblesses est accueillie dans sa tendresse. Cela se produit à chaque Messe, pendant laquelle Jésus nous offre son Corps blessé et ressuscité : nous le touchons et il touche nos vies. Et il fait descendre le Ciel en nous. Ses plaies lumineuses percent les ténèbres que, nous, nous portons intérieurement. Et nous, comme Thomas, nous trouvons Dieu, nous le découvrons intime et proche, et, émus, nous lui disons : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 28). Et tout naît de cela, de la grâce d’être bénéficiaires de la miséricorde. A partir de là commence le cheminement chrétien. Si, au contraire, nous nous appuyons sur nos capacités, sur l’efficacité de nos structures et de nos projets, nous n’irons pas loin. Ce n’est que si nous accueillons l’amour de Dieu que nous pourrons donner quelque chose de nouveau au monde.
2. Les disciples ont agi comme cela: bénéficiaires de la miséricorde, ils sont devenus miséricordieux. Nous le voyons dans la première Lecture. Les Actes des Apôtres racontent que « personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun » (4, 32). Ce n’est pas du communisme, c’est du christianisme à l’état pur. Et c’est d’autant plus surprenant si nous pensons que ces mêmes disciples peu auparavant s’étaient disputés à propos des récompenses et des honneurs, et de celui qui était le plus grand parmi eux (cf. Mc 10, 37 ; Lc 22, 24). Maintenant, ils partagent tout, ils ont « un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32). Comment ont-ils fait pour changer ainsi ? Ils ont vu dans l’autre la même miséricorde qui a transformé leur vie. Ils ont découvert avoir en commun la mission, avoir en commun le pardon et le Corps de Jésus : partager les biens terrestres a semblé une conséquence naturelle. Le texte dit ensuite qu’« aucun d’eux n’était dans l’indigence » (v. 34). Leurs craintes s’étaient dissipées en touchant les plaies du Seigneur, maintenant ils n’ont pas peur de soigner les plaies des nécessiteux. Parce qu’ils y voient Jésus. Parce que là, dans les plaies des nécessiteux, il y a Jésus.
Sœur, frère, tu veux une preuve que Dieu a touché ta vie ? Vérifie si tu te penches sur les blessures des autres. Aujourd’hui, c’est le jour où nous nous demandons : “Moi, qui tant de fois ai reçu la paix de Dieu, qui tant de fois ai reçu son pardon et sa miséricorde, suis-je miséricordieux envers les autres ? Moi, qui si souvent me suis nourri du Corps de Jésus, est-ce que je fais quelque chose pour nourrir celui qui est pauvre ?” Ne restons pas indifférents. Ne vivons pas une foi à moitié, qui reçoit mais ne donne pas, qui accueille le don mais ne se fait pas don. Nous avons été touchés par la miséricorde, devenons miséricordieux. Parce que si l’amour s’achève avec nous, la foi se dessèche dans un intimisme stérile. Sans les autres, elle devient désincarnée. Sans les œuvres de miséricorde elle meurt (cf. Jc 2, 17).
Frères, sœurs, laissons-nous ressusciter par la paix, par le pardon et par les plaies de Jésus miséricordieux. Et demandons la grâce de devenir témoins de la miséricorde. Ainsi seulement la foi sera vivante. Et la vie sera unifiée. Ainsi seulement nous annoncerons l’Évangile de Dieu, qui est l’Évangile de la miséricorde.
© Librairie éditrice du Vatican
Retour sur les baptêmes
Six adultes ont été baptisés dans la nuit de Pâques 2021 à la cathédrale, après plusieurs mois de préparation au sein de la paroisse Saint-Dié ; avec trois autres adultes, les nouveaux baptisés ont reçu la confrmation et ont communié au Corps du Christ mort et ressuscité. La vigile pascale, avancée à 17 h à cause du couvre-feu, était présidée par Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié.
Pour se préparer à recevoir les sacrements de l'initiation chrétienne, contacter la paroisse cathédrale, tél. 03 29 56 12 88.

Renonciation au Mal devant l'évêque de Saint-Dié.

Profession de la foi catholique par les futurs baptisés.

Baptême de Maxime.

"Corinne, je te baptiste au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit".

Baptême de Marie.

Baptême de Matthieu.

Baptême de Samira.

Remise du cierge allumé au cierge de Pâques : "Recevez la lumière du Christ".

Confirmation : "Sois marquée de l'Esprit Saint, le Don de Dieu".

De l'écharpe violette à l'échape blanche : "Vous avez revêtu le Christ".

Devant l'autel majeur de la cathédrale, au moment de la communion :
"Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde".
Depuis le 8 mars

Carême 2021
Homélie du pape François (trduction agence Zenit)
Nous commençons le cheminement du Carême. Il s’ouvre par les paroles du prophète Joël, qui indiquent la direction à suivre. C’est une invitation qui naît du cœur de Dieu qui, avec les bras grands ouverts et les yeux pleins de nostalgie nous supplie : « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Revenez à moi. Le Carême est un voyage de retour à Dieu. Que de fois, affairés ou indifférents, lui avons-nous dit : « Seigneur, je viendrai vers toi après, attends… Aujourd’hui je ne peux pas, mais demain je commencerai à prier et à faire quelque chose pour les autres ». Et ainsi un jour après l’autre. Maintenant Dieu fait appel à notre cœur. Dans la vie nous aurons toujours des choses à faire et nous aurons des excuses à présenter, mais, frères et sœurs, aujourd’hui c’est le temps de revenir à Dieu.
Revenez à moi, dit-il, de tout votre cœur. Le Carême est un voyage qui implique toute notre vie, tout notre être. C’est le temps pour vérifier les chemins que nous sommes en train de parcourir, pour retrouver la voie qui nous ramène à la maison, pour redécouvrir le lien fondamental avec Dieu, de qui dépend toute chose. Le Carême n’est pas une collecte de bonnes actions, c’est discerner vers où est orienté notre cœur. Cela est le centre du Carême : vers où est orienté mon cœur ? Essayons de nous demander : où me mène le navigateur de ma vie, vers Dieu ou vers mon moi ? Est-ce que je vis pour plaire au Seigneur, ou pour être remarqué, loué, préféré, à la première place et ainsi de suite ? Ai-je un cœur “qui danse”, qui fait un pas en avant et un pas en arrière, qui aime un peu le Seigneur et un peu le monde, ou bien un cœur ferme en Dieu? Suis-je bien avec mes hypocrisies, ou est-ce que je lutte pour libérer mon cœur des duplicités et des faussetés qui l’enchaînent ?

Le voyage du Carême est un exode, un exode de l’esclavage à la liberté. Ce sont quarante jours qui rappellent les quarante années durant lesquelles le peuple de Dieu a voyagé dans le désert pour retourner à sa terre d’origine. Mais comme il a été difficile de quitter l’Egypte ! Il a été plus difficile de quitter l’Egypte de cœur du peuple de Dieu, cette Egypte qu’ils portaient toujours en eux, que de quitter la terre d’Egypte … Il est très difficile de laisser l’Egypte. Durant la marche, il y avait toujours la tentation de regretter les oignons, de revenir en arrière, de se lier aux souvenirs du passé, à quelque idole. Pour nous aussi, il en est ainsi : le voyage de retour à Dieu est entravé par nos attachements malsains, il est retenu par les liens séduisants des vices, par les fausses sécurités de l’argent et du paraître, par la lamentation d’être victime, qui paralyse. Pour marcher, il faut démasquer ces illusions.
Mais demandons-nous : comment alors procéder dans le cheminement vers Dieu ? Les voyages de retour, que nous raconte la Parole de Dieu, nous viennent en aide.
Regardons le fils prodigue et comprenons qu’il est temps pour nous aussi de revenir vers le Père. Comme ce fils, nous avons, nous aussi oublié le parfum de la maison, nous avons dilapidé des biens précieux pour des choses de moindre valeur et nous sommes restés les mains vides et le cœur mécontent. Nous sommes tombés : nous sommes des enfants qui tombent continuellement, nous sommes comme des petits enfants qui essayent de marcher mais tombent par terre, et qui ont besoin d’être relevés à chaque fois par le papa. C’est le pardon du Père qui nous remet toujours debout : le pardon de Dieu, la Confession, est le premier pas de notre voyage de retour. J’ai dit la Confession, je recommande aux confesseurs : soyez comme le père, non avec le fouet, avec l’accolade.
Nous avons ensuite besoin de revenir vers Jésus, de faire comme ce lépreux purifié qui revint pour le remercier. Ils étaient dix à avoir été guéris, mais lui seul a été aussi sauvé, parce qu’il est revenu vers Jésus (cf. Lc 17, 12-19). Tous, tous nous avons des maladies spirituelles, nous ne pouvons pas les guérir tout seuls ; nous avons tous des vices enracinés, nous ne pouvons pas les éradiquer tout seuls ; nous avons tous des peurs qui nous paralysent, nous ne pouvons les vaincre tout seuls. Nous avons besoin d’imiter ce lépreux qui revint vers Jésus et se jeta à ses pieds. Nous avons besoin de la guérison de Jésus, il nous faut mettre devant lui nos blessures et lui dire : “Jésus, je suis ici devant toi, avec mon péché, avec mes misères. Tu es le médecin, tu peux me libérer. Guéris mon cœur. Guéris ma lèpre”.
Encore : la Parole de Dieu nous demande de revenir au Père, nous demande de revenir à Jésus, et nous sommes appelés à revenir à l’Esprit Saint. La cendre sur la tête nous rappelle que nous sommes poussière et que nous retournerons en poussière. Mais sur notre poussière, Dieu a soufflé son Esprit de vie.Alors nous ne pouvons pas vivre en poursuivant la poussière, en suivant des choses qui aujourd’hui existent et qui demain disparaitront. Revenons à l’Esprit, dispensateur de vie, revenons au Feu qui fait renaître nos cendres, à ce Feu qui nous enseigne à aimer. Nous serons toujours poussière mais, comme dit une hymne liturgique, poussière amoureuse. Retournons prier l’Esprit Saint, redécouvrons le feu de la louange, qui brûle les cendres de la lamentation et de la résignation.
Frères et sœurs, notre voyage de retour à Dieu est possible seulement parce que son voyage aller vers nous a eu lieu. Autrement il n’aurait pas été possible. Avant que nous n’allions à lui, lui est descendu vers nous. Il nous a précédés, il est venu à notre rencontre. Pour nous, il est descendu plus bas que ce que nous pouvions imaginer : il s’est fait péché, il s’est fait mort. C’est ce que nous a rappelé Saint Paul : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché » (2 Co 5, 21). Afin de ne pas nous laisser seuls et pour nous accompagner dans notre marche, il est descendu dans notre péché et dans notre mort, il a touché le péché, il a touché notre mort. Alors notre voyage consiste à nous laisser prendre par la main. Le Père qui nous appelle à revenir est Celui qui sort de la maison pour venir nous rechercher ; le Seigneur qui nous guérit est Celui qui s’est laissé blesser en croix ; l’Esprit qui nous fait changer de vie est Celui qui souffle avec force et douceur sur notre poussière.
Voici alors la supplication de l’Apôtre : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (v. 20). Laissez-vous réconcilier : le chemin ne se fonde pas sur nos forces ; personne ne peut se réconcilier avec Dieu par ses propres forces, il ne peut pas. La conversion du cœur, avec les gestes et les pratiques qui l’expriment, n’est possible que si elle part de la primauté de l’action de Dieu. Ce ne sont pas nos capacités et nos mérites à exhiber qui nous font revenir à lui, mais sa grâce à accueillir. La grâce nous sauve, le salut est pure grâce, pure gratuité. Jésus nous l’a dit clairement dans l’Evangile : ce n’est pas la justice que nous pratiquons devant les hommes qui nous rend justes, mais la relation sincère avec le Père. Le début du retour à Dieu c’est de reconnaître que nous avons besoin de lui, que nous avons besoin de miséricorde, besoin de sa grâce. C’est la voie juste, la voie de l’humilité. Est-ce que je sens que j’ai besoin ou est-ce que je me sens autosuffisant ?
Aujourd’hui nous baissons la tête pour recevoir les cendres. A la fin du Carême, nous nous abaisserons encore plus pour laver les pieds de nos frères. Le Carême est une descente humble au-dedans de nous-mêmes et vers les autres. C’est comprendre que le salut n’est pas une escalade pour la gloire, mais un abaissement par amour. C’est nous faire petits. Sur ce chemin, pour ne pas perdre la route, mettons-nous devant la croix de Jésus : c’est la cathèdre silencieuse de Dieu. Regardons chaque jour ses plaies, les plaies qu’il a portées au Ciel et qu’il fait voir au Père, tous les jours, dans sa prière d’intercession. Regardons chaque jour ses plaies. Dans ces ouvertures, reconnaissons notre vide, nos manques, les blessures du péché, les coups qui nous ont fait mal. Et pourtant, justement là, nous voyons que Dieu ne pointe pas le doigt contre nous, mais qu’il nous ouvre tout grand les mains. Ses plaies sont ouvertes pour nous et par ces plaies nous avons été guéris (cf. 1 P 2, 25 ; Is 53, 5). Embrassons-les et nous comprendrons que c’est justement là, dans les vides de la vie les plus douloureux, que Dieu nous attend avec sa miséricorde infinie. Parce que là, là où nous sommes plus vulnérables, là où nous avons le plus honte, il est venu à notre rencontre. Et maintenant qu’il est venu à notre rencontre, il nous invite à revenir à lui, pour retrouver la joie d’être aimés.
Copyright – Librairie éditrice du Vatican
Première des communions
Célébrations de la première des communions d'une trentaine d'enfants, en trois fois, fin janvier et début février, à la cathédrale de Saint-Dié.
Communier = union à Dieu, par le Christ, pour que l'unité du genre humain l'emporte sur nos divisions.
Le programme d'une vie chrétienne, soutenu par les sacrements. Que les enfants sachent se garder fidèles à Celui qu'ils ont reçu !
Les enfants sont issus de la catéchèse de la paroisse et de l'école Sainte-Marie.
Photos Marc FOURNIQUET





Début du carême
Télécharger ICI le message de carême du pape François : "Accueillir la Vérité"

Pape François
Du pape François, avant la prière de l'Angélus, dimanche 24 janvier 2021
Chers frères et soeurs,
Le passage évangélique de ce dimanche (cf. Mc 1, 14-20) nous montre, pour ainsi dire, le «passage du témoignage » de Jean-Baptiste à Jésus. Jean était son précurseur, il a préparé le terrain et le chemin pour lui: maintenant Jésus peut commencer sa mission et annoncer le salut désormais présent. Sa prédication se résume par ces paroles: « Le temps est passé et le royaume de Dieu est proche; convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (v. 15). C’est un message qui nous invite à réfléchir sur deux thèmes essentiels: le temps et la conversion.
Dans ce texte de l’évangéliste Marc, le temps doit être compris comme la durée de l’histoire du salut opérée par Dieu; donc, le temps « accompli » est celui où cette action salvifique atteint son apogée, sa pleine réalisation: c’est le moment historique où Dieu a envoyé le Fils dans le monde et son Royaume est devenu plus « proche » que jamais . Cependant, le salut n’est pas automatique ; le salut est un don d’amour et en tant que tel, il est gratuit et il nécessite une réponse libre : il nécessite une conversion. En d’autres termes, il s’agit de changer de mentalité, c’est cela la conversion, changer de mentalité – et de changer de vie : ne plus suivre les modèles du monde, mais celui de Dieu, qui est Jésus, suivre Jésus, comme Jésus l’avait fait et comme Jésus nous l’a enseigné.
C’est un changement décisif de vision et d’attitude. En effet, le péché, surtout le péché de la mondanité qui est comme l’air, envahit tout, a porté à une mentalité qui tend a l’affirmation de soi-même contre les autres et aussi contre Dieu. C’est curieux… Quelle est ton identité? Et si souvent nous sentons que notre propre identité s’exprime en termes de « contre ». C’est difficile d’exprimer sa propre identité dans l’esprit du monde, en termes positifs, et de salut: c’est contre soi-même, contre les autres et contre Dieu. Et dans ce but, la mentalité du péché, la mentalité du monde n’hésite pas user de la tromperie et de la violence. La tromperie et la violence. On voit ce qui se passe par la tromperie et la violence: cupidité, désir de pouvoir et non de service, guerres, exploitation des gens… C’est la mentalité de la tromperie qui a certainement son origine dans le père de la tromperie, le grand menteur, le diable. Lui est le père du mensonge, c’est ainsi que Jésus le définit.
Tout cela s’oppose au message de Jésus, qui nous invite à nous reconnaître comme ayant besoin de Dieu et de sa grâce ; avoir une attitude équilibrée par rapport aux biens terrestres ; être accueillant et humble envers tous; se connaître et se réaliser en rencontrant et en servant les autres. Pour chacun de nous, le temps pour pouvoir accepter la rédemption est bref : c’est la durée de notre vie dans ce monde. Elle est brève. Elle semble peut-être longue… Je me souviens que je suis allé donner les sacrements, l’onction des malades à un vieil homme très bon, très bon et lui, à ce moment-là avant de recevoir l’Eucharistie et l’onction des malades, il m’a dit cette phrase: « Ma vie a volé ! comme pour dire : « Je croyais qu’elle était éternelle mais… ma vie a volé ». Ainsi, nous, les personnes âgées, nous sentons que la vie s’en est allée. Elle s’en va. Et la vie est un don de l’amour infini de Dieu, mais c’est aussi un temps pour vérifier notre amour envers Lui. Par conséquent, chaque instant, chaque instant de notre existence est un temps précieux pour aimer Dieu et son prochain, et ainsi entrer dans la vie éternelle.
L’histoire de notre vie a deux rythmes : l’un, mesurable, fait d’heures, de jours, d’années ; l’autre, constitué des saisons de notre développement: naissance, enfance, adolescence, maturité, vieillesse, mort. Chaque fois, chaque phase a sa propre valeur et peut être un moment privilégié de rencontre avec le Seigneur. La foi nous aide à découvrir le sens spirituel de ces temps : chacun d’eux contient un appel particulier du Seigneur, auquel nous pouvons donner une réponse positive ou négative. Dans l’Évangile, nous voyons comment Simon, André, Jacques et Jean ont répondu: c’étaient des hommes mûrs, ils avaient leur travail de pêcheurs, la vie de famille … Pourtant, quand Jésus est passé et les a appelés, » ils ont immédiatement laissé leurs filets et ils l’ont suivi » (Mc 1, 18).
Chers frères et soeurs, soyons attentifs à ne pas laisser passer Jésus sans le recevoir. Saint Augustin disait: « J’ai peur de Dieu quand il passe ». Peur de quoi? De ne pas le reconnaître, de ne pas le voir, de ne pas l’accueillir.
Que la Vierge Marie nous aide à vivre chaque jour, chaque moment, comme un temps de salut, où le Seigneur passe et nous appelle à le suivre, chacun selon sa propre vie. Et qu’elle nous aide à nous convertir de la mentalité du monde, des fantaisies du monde, qui sont des feux d’artifice, à celle de l’amour et du service.
Copyright – Traduction de Zenit, Anita Bourdin









