Synode 2023
Le Pape invite à devenir ensemble une «Église différente»
Notre paroisse porte le même nom que le diocèse auquel elle est rattachée et couvre la ville entière de Saint-Dié-des-Vosges.
Synode 2023
Le Pape invite à devenir ensemble une «Église différente»
À compter du samedi 16 octobre, les messes du samedi soir
et du dimanche soir, 18 h 30 auront lieu à la Cathédrale.
Synode 2023
Le Pape invite à devenir ensemble une «Église différente»
Ce sont les premiers pas d’un long itinéraire qui conduira à l’assemblée des évêques en 2023 à Rome. Près de 300 participants venus de quatre continents étaient présents ce 9 octobre en salle du Synode pour un temps de réflexion sur le Synode sur la synodalité. Cardinaux, évêques, prêtres, religieuses et religieux, laïcs – dont 20 jeunes -, sans oublier le Pape François : l’assistance était comme un échantillon de l’Église universelle, annonçant déjà la volonté d’impliquer tous les membres du Corps du Christ dans ce parcours commun.
Ni parlement, ni enquête d’opinion
Après la proclamation d’un extrait de la Parole de Dieu (Ap 1,9-20) et un temps de méditation, le Saint-Père s’est adressé aux participants.
Ce n’est ni un «parlement» ni «une enquête d’opinion» mais un «moment ecclésial» dont l’acteur principal est l’Esprit Saint. Les premiers mots du Souverain Pontife ont résonné comme un avertissement: «s’il n’y a pas d’Esprit, il n’y aura pas de Synode».
«Nous vivons ce Synode dans l’esprit de la prière que Jésus a adressée de tout son cœur au Père pour ses disciples : “Que tous soient un” (Jn 17, 21)», a souligné le Pape, résumant le sens de cet évènement: «Dans l’unique Peuple de Dieu, nous cheminons donc ensemble, pour faire l’expérience d’une Église qui reçoit et qui vit le don de l’unité et s’ouvre à la voix de l’Esprit».
La souffrance de fidèles mis de côté
François est ensuite revenu sur les mots clés qui font le thème de ce synode sur la synodalité : «communion, participation et mission». «La communion, c’est-à-dire la cohésion et la plénitude intérieure, dans la grâce, dans la vérité, dans la collaboration [...] et la mission, c’est-à-dire l’engagement apostolique dans le monde contemporain», a-t-il précisé, citant saint Paul VI. Mais «communion et mission risquent de rester des termes un peu abstraits si l’on ne cultive pas une pratique ecclésiale qui exprime la réalité concrète de la synodalité, à chaque étape du chemin et du travail, favorisant l'implication effective de tous et de chacun». D’où l’importance d’une «vraie participation».
Le Souverain Pontife a déploré à cet égard des difficultés persistantes, et plus généralement sur la participation de tous les baptisés à la vie de l’Église et à sa mission. «Il faut bien constater les désagréments et la souffrance de beaucoup de travailleurs pastoraux, d’organismes de participation des diocèses et des paroisses, de femmes qui sont encore souvent à la marge. Tous doivent participer : c’est un engagement ecclésial indispensable !», a déclaré François.
Plus d’interactions entre prêtres et laïcs
Dans un second temps, les risques liés au Synode ont été évoqués. D’abord le formalisme. «Il est possible de réduire le Synode à un évènement extraordinaire, mais de façade, un peu comme si l’on restait à regarder la belle façade d’une église sans jamais y mettre les pieds», a expliqué le Pape. «Une Église synodale ne tient pas seulement à sa forme mais doit aussi avoir de la substance, afin de faciliter «le dialogue et les interactions dans le Peuple de Dieu, particulièrement entre prêtres et laïcs».
«Parfois il y a une sorte d’élitisme dans l’ordre presbytéral qui le fait se séparer des laïcs, et finalement le prêtre devient le patron de la baraque», a lancé François, avant de recommander: «Cela exige de transformer certaines visions verticales, déformées et partielles de l’Eglise, du ministère presbytéral, du rôle des laïcs, des responsabilités ecclésiales, des rôles de gouvernement, et ainsi de suite».
Tenir compte de la réalité
Le second risque est celui de l’intellectualisme, «une sorte de "parler de soi", où l'on procède de manière superficielle et mondaine, pour finir par retomber dans les classifications stériles idéologiques et partisanes habituelles, et se détacher de la réalité du Peuple saint de Dieu, de la vie concrète des communautés dispersées à travers le monde».
Enfin le Saint-Père a mis en garde contre la «tentation de l’immobilisme», un véritable «venin» qui fait tomber «dans l'erreur de ne pas prendre au sérieux le temps dans lequel nous vivons» - «on a toujours fait comme ça !». Pour éviter cet écueil, il est nécessaire que le chemin synodal implique «les Églises locales dans un travail passionné et incarné ; qu’il imprime un style de communion et de participation marqué par la mission».
Une Église qui adopte le «style de Dieu»
À ces trois dangers, le Souverain Pontife a opposé trois opportunités offertes par l’itinéraire synodal, qui font de celui-ci un «temps de grâce». «La première est de s’orienter non pas occasionnellement mais structurellement vers une Église synodale : un lieu ouvert où chacun se sent chez lui et peut participer. Le Synode nous offre aussi l'opportunité de devenir une Église de l'écoute : faire une pause dans nos rythmes, réfréner nos angoisses pastorales pour s'arrêter et écouter», a détaillé le Pape, invitant à redécouvrir la prière d’adoration. Enfin, celle de bâtir une «Église de proximité», capable d’amitié, de compassion et de tendresse avec la société et le monde. C’est là le «style de Dieu».
Prière au Saint-Esprit
Mais pour surmonter les difficultés et concrétiser les occasions qui se présenteront sur le chemin du Synode, un guide est indispensable: l’Esprit Saint. «Chers frères et sœurs, que ce Synode soit habité par l'Esprit !», a demandé le Successeur de Pierre. Et François de citer le père Yves Congar, théologien dominicain, expert aux travaux du Concile Vatican II: «Il ne faut pas construire une autre Église, il faut construire une Église différente» (Vraie et fausse réforme dans l'Eglise, Milan, 1994, 1939). «C’est cela le défi», aux yeux du Pape. Et pour parvenir à «une “Église différente”, ouverte à la nouveauté que Dieu veut lui suggérer», il faut invoquer souvent l'Esprit Saint et se mettre humblement à son écoute. C’est ce qu’a fait sans tarder le Saint-Père, prononçant la prière suivante en conclusion de son discours:
«Viens, Saint-Esprit. Toi qui suscites de nouvelles langues et mets des paroles de vie sur nos lèvres, préserve-nous de devenir une Église-musée, belle mais silencieuse, avec un grand passé mais peu d'avenir. Viens parmi nous, pour que dans l'expérience synodale, nous ne nous laissions pas envahir par le désenchantement, que nous n'édulcorions pas la prophétie, que nous ne réduisions pas tout à des discussions stériles. Viens, Esprit Saint d’amour, ouvre nos cœurs à l’écoute. Viens, Esprit de sainteté, renouvelle le saint Peuple fidèle de Dieu. Viens, Esprit créateur, renouvelle la face de la terre».
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RAPPORT SUR LES ABUS SEXUELS DANS L’ÉGLISE
UN CHEMIN DE VÉRITÉ, DE RESPONSABILITÉ ET DE RENOUVEAU
Chers Frères et Sœurs du diocèse de SAINT-DIÉ,
La publication du rapport de la CIASE (Commission Indépendante sur les Abus sexuels dans l’Église) met aujourd’hui notre Église en état de choc.
Face aux résultats de ce processus, engagé à la demande des évêques et des religieux-ses de France, je veux d’abord vous exprimer ma honte, ma douleur et mon indignation. Ils viennent confirmer avec une particulière sévérité la profondeur du drame des abus sexuels et la lourde responsabilité que porte l’Église dans ce fléau. Ils appellent de notre part une attitude de vérité, de responsabilité, et d’engagement pour un vrai renouveau.
A l’épreuve de la vérité
Parmi les si nombreuses victimes, nous devons d’abord rendre hommage à celles et ceux qui ont eu le courage de se faire témoins pour que la vérité se fasse. À toutes ces personnes qui ont été blessées dans leur chair et dans leur âme nous disons notre solidarité profonde, mais aussi la honte et la douleur que nous éprouvons en sachant ce qu’elles ont enduré. Nous voulons renouveler notre engagement à les accompagner sur un chemin de reconstruction personnelle et d’espérance en l’avenir.
Sans concession aucune, ce rapport nous met aujourd’hui à l’épreuve de la vérité. Devant l’ampleur du constat statistique, nous devons nous rendre à l’évidence : les abus sexuels commis par les prêtres, les religieux mais aussi des laïcs dans l’Église en France n’ont rien d’anecdotique ou de marginal ; ils ont été très nombreux et particulièrement scandaleux. Comme l’a déclaré le Président de la Conférence des Évêques de France : « la voix des victimes nous bouleverse, leur nombre nous accable ».
Nous sommes sidérés par le nombre et la proportion intolérable de prêtres et de religieux qui ont pu commettre ces actes destructeurs qui ont affecté durablement l’intégrité personnelle de ces enfants, de ces jeunes et de ces personnes vulnérables.
Devant ce drame épouvantable, je veux réaffirmer avec vous notre détermination à poursuivre le travail de vérité et de purification nécessaire à la crédibilité de l’Église.
Une responsabilité multiforme
Ce travail de vérité nous a déjà amené à reconnaître une vraie responsabilité de l’Église dans le drame des abus sexuels. Celle-ci a été largement exprimée dans la Lettre que les évêques ont adressée aux catholiques de France le 25 mars 2021.
Notre responsabilité est d’abord morale et spirituelle. L’Église doit reconnaître qu’elle a largement failli à travers les abus commis par nombre de ses clercs et religieux, mais aussi dans un système de gouvernement pastoral marqué par le silence, la protection des auteurs et de leur réputation, la négligence dans l’écoute et l’accompagnement des victimes.
Depuis les années 2000, notre Église a aussi pleinement reconnu la responsabilité légale qui lui incombait, en collaborant avec loyauté et clarté avec l’autorité judiciaire dans la recherche de la vérité et la sanction des abus commis.
De même, nous sommes plus que jamais encouragés à susciter davantage d’initiatives pastorales et préventives, par la formation des acteurs pastoraux, la mise en place de bonnes pratiques, le suivi et l’accompagnement des coupables notamment.
Enfin, et peut-être avant tout, notre Église se reconnaît le devoir d’une responsabilité solidaire. Nous avons systématiquement développé les cellules d’accueil et d’écoute des victimes, tant au niveau diocésain qu’à l’échelle nationale. Nous allons aussi achever de mettre en place un dispositif d’aide financière personnalisée, afin de signifier concrètement notre participation au difficile chemin de reconstruction des victimes.
Pour un chemin de renouveau
Le drame des abus sexuels interpelle l’Église toute entière et lui rappelle l’urgence toujours nouvelle de la conversion. Ainsi, cette crise sans précédent nous convoque à un renouveau ecclésial durable et profond.
Une réforme de la formation des prêtres doit nous rendre plus attentifs à leur croissance humaine, psycho-affective notamment, mais aussi à leur transmettre une théologie et une spiritualité qui exclue toute justification à un cléricalisme destructeur.
Nous devons aussi veiller aux conditions de vie des prêtres, particulièrement à leurs liens fraternels qui les gardent de l’isolement dangereux ou de la volonté de puissance. Nous voulons aussi leur exprimer notre confiance et notre gratitude pour le service fidèle que l’immense majorité d’entre eux rendent au Peuple de Dieu.
L’approfondissement de la dimension synodale de l’Église, qui associe tous les baptisés à sa vie et à sa mission, doit aussi nous protéger des rapports de pouvoir ou de possession qui peuvent amener aux abus les plus graves.
Enfin, comme nous y invite inlassablement le Pape François, plus notre Église vivra la simplicité évangélique, l’accueil de tous et la proximité aux plus pauvres et aux blessés de la vie, plus elle sera cette « maison sûre » où toute personne puisse trouver une raison d’espérer encore.
+ Didier BERTHET
Évêque de Saint-Dié
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Dimanche 19 septembre a eu lieu la messe de rentrée de notre paroisse célébrée par notre curé Arnaud MEYER et suivie par une assistance nombreuse. Au cours de cette célébration, le prêtre a béni les cartables apportés par une belle assemblée d'enfants. Ceux-ci ont pu s'asseoir devant l'autel pour écouter avec attention l'homélie du célébrant, qui leur était tout paticulièrement adressée. À la sortie un verre de l'amitié attendait les fidèles sur la parvis de la Cathédrale.
Dimanche 26 septembre à 10 h 30 en la Cathédrale de Saint-Dié, Monseigneur Armand MAILLARD fêtait son jubilé de 25 ans d'ordination épiscopale en présence de nombreux fidèles venus lui témoigner leur amitié par leur présence. Monseigneur Jean-Paul MATHIEU, ancien évêque de Saint-Dié, était à ses côtés. Un verre de l'amitié, servi dans le cloître, faisait suite à cette sympathique cérémonie.
Dimanche 26 septembre, à la messe de 10 h30 à la Cathédrale,
Monseigneur Armand MAILLARD fête son Jubilé des 25 ans d'ordination épiscopale.
Nous sommes tous invités à partager ce moment de joie et d'action de grâce avec lui.
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Vous désirez vous former et apprendre
à «mieux rendre compte de l’espérance
qui est en vous » ?
Tous appelés à grandir comme évangélisateurs,
employons-nous à une meilleure formation,
à un approfondissement de notre amour,
à un témoignage plus clair de l’Évangile.
Nous devons trouver le mode de communiquer Jésus qui corresponde à la situation dans laquelle nous nous trouvons.
Dans tous les cas, nous sommes tous appelés à offrir aux autres le témoignage explicite de l’amour salvifique du Seigneur, qui, bien au-delà de nos imperfections, nous donne sa proximité, sa Parole, sa force, et donne sens à notre vie. Notre imperfection ne doit pas être une excuse ; au contraire, la mission est un stimulant constant pour ne pas s’installer dans la médiocrité et pour continuer à grandir. Le témoignage de foi que tout chrétien est appelé à donner, implique d’affirmer, comme Saint Paul : «Non que je sois déjà au but, ni déjà devenu parfait, mais je poursuis ma course […] et je cours vers le but » (Ph 3, 12-13) (Pape François)
Le doyenné de Saint-Dié propose un temps de formation simple et accessible à tous.
Pour qui ?
Tous les chrétiens adules et jeunes adultes qui désirent acquérir des repères sur la foi et confronter leur vie chrétienne aux questions de notre temps.
Quand ?
de 20 h à 21 h 30.
les mardis 26 octobre, 14 décembre, 15 février, 5 avril et 14 juin.
Où ?
À Saint-Dié, maison Charles-de-Foucauld au 5 rue de la cathédrale.
Thème de l'année : l’Église dans toutes ses dimensions.
Cette formation repose sur une pédagogie active.
Chaque séance est ouverte par un temps de prière puis lecture d’un texte (Bible ou Vatican II). Le don le plus précieux que l’Église puisse offrir au monde de ce temps, désorienté et inquiet, c’est d’y former des chrétiens affermis dans l’essentiel et humblement heureux de leur foi.
P. Gilbert NZENZEMON.
Vous pouvez télécharger la feuille d'annonces paroissiales en cliquant sur le lien suivant :
/sites/default/files/psaintdie-2716/dimanche_19_septembre_2021.pdf
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| Mardi 3 mars - 8:30 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Mercredi 4 mars - 8:30 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Jeudi 5 mars - 8:30 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Vendredi 6 mars - 8:30 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Samedi 7 mars - 9:00 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Samedi 7 mars - 18:30 | Eglise Notre-Dame de Galilée de Saint-Dié | |
| Dimanche 8 mars - 9:00 | Eglise Saint-Martin de Saint-Dié | |
| Dimanche 8 mars - 10:30 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Lundi 9 mars - 18:30 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Mardi 10 mars - 8:30 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Mercredi 11 mars - 8:30 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Jeudi 12 mars - 18:30 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Vendredi 13 mars - 8:30 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Samedi 14 mars - 9:00 | Cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié | |
| Samedi 14 mars - 18:30 | Eglise Notre-Dame de Galilée de Saint-Dié |



