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Agnès et Didier MASSON, les pionniers du Haut-Jardin

Joyeuse ambiance dans le restaurant de Rehaupal. C’est la fin du repas qui s’est déroulé dans une ambiance très tranquille, voire ouatée et sereine, dans un décor chaleureux de bois et de vieille pierre. Accueil amical, service souple et discret, mets raffinés joliment présentés. Toute une tablée de Belges chante à présent « bon anniversaire » à tue-tête.  « Mais très souvent  nous avons aussi des gens venus de quelques kilomètres, de Tendon comme ce soir », explique la patronne, Agnès Masson.

La clientèle est fortement locale à l’auberge du Haut-Jardin. Et que vient-elle déguster ici depuis près de vingt ans ? Paradoxalement des produits locaux ! Au menu, truite au munster et tofaye côtoient tarte aux myrtilles et chaud-froid de mirabelle – ce sont les derniers feux de la saison. Mais ces produits du terroir sont revisités, sublimés par la main experte du chef, Didier Masson. Il sait aussi cultiver les vertus d’une cuisine gastronomique, à l’instar d’une déclinaison de coquilles Saint-Jacques mariées à la vanille ou aux framboises, ou d’un foie gras exceptionnel  serti de pêche.

Le succès de l’auberge située dans un village un peu perdu, quoique proche de Gérardmer, couronne un travail acharné. « Vous ne m’avez pas vue dehors à quatre heures du matin, confie Agnés Masson, affairée à tester de nouveaux carrelages. Il me fallait finir avant l’arrivée des premiers clients à 7h du matin ! » Le  bouche-à-oreille est favorable au couple de restaurateurs, mais il lui faut sans cesse se remettre en cause. Au début, la commune lui louait le terrain et les murs de l’établissement. « Elle a eu l’intelligence de les vendre : une fois propriétaire, nous étions autrement motivés pour investir dans cette affaire ! » L’idée première de Didier Masson, c’était de valoriser les produits du terroir dans sa cuisine : y introduire des bonbons au sapin, par exemple.

Le couple a investi dans l’hébergement, en jouant à fond la carte du bien-être. « Mon rêve, confie Agnés Masson, c’était de créer chez nous des chalets équipés de chambres dotées chacune d’un jacuzzi  individuel » Un rêve devenu réalité. Les Masson ont retroussé leurs manches et entièrement métamorphosé le camping devenu un lieu d’agrément et de détente réputé pour son confort et son environnement naturels. Au prix de beaucoup d’angoisse et d’une dose de risques librement assumés.  Leur fierté, aujourd’hui, c’est la reconnaissance du travail accompli. Elle se traduit par l’affluence des clients, et par les témoignages élogieux consignés dans un livre d’or. Le bonheur, c’est de savoir que leurs enfants reprendront le flambeau de cette auberge,  qui est un tremplin pour les produits du terroir et le bien-être. On y sait l’art des minutes heureuses. Celles du ressourcement et du lâcher-prise tant recherchés  par les urbains et citadins d’aujourd’hui.

Des balades au menu

Du clé en main. Depuis des années, les restaurateurs proposent à leurs clients des randonnées dans la montagne, en quête du brame du cerf, de la découverte des plantes, des fleurs, de la cueillette des champignons. En partenariat avec les accompagnateurs de moyenne montagne de Rando Gérardmer, ils veulent développer à présent un nouveau concept de balade en forêt. Pris en charge depuis l'auberge, les clients apprennent à se ressourcer par la marche en forêt. Une balade individualisée, avec des pauses et des exercices de respiration faciles, une initiation à la marche régénératrice, une connaissance de la forêt, de la vie des arbres, relaxation avec allures faible et rapide. 

Une activité de loisirs intelligents en harmonie parfaite avec l'hébergement en chalet intimiste, doté d'une cheminée ou fourneau à bois et d'une terrasse avec jacuzzi individuel. Le chef Didier Masson, un Nancéen de 56 ans, formé entre autres à la Gentilhommière et au Goéland, cultive depuis longtemps une cuisine de terroir : « on est dans le cœur des Vosges, on est très nature, » confie son épouse Agnès, originaire de Thionville. Le couple est arrivé à Rehaupal en 1991 et a acquis le domaine du Haut Jardin il y a 20 ans. Totalement converti : « On travaille beaucoup avec des produits vosgiens. » Des exemples ? L'essence de sapins des Vosges de la ferme du Bien-Etre sur le filet de truite, les brisures de bonbons fondues pour faire croustille une crème brûlée, le bluet à l'aigre douce pour accompagner la terrine au lieu des cornichons. Et le foie gras maison est transcendé par les Moines de Rasey et leur vénérable Crillon à saveur de rhubarbe !

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