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Trois anniversaires pour nous souvenir et soutenir « le pont de la Paix » entre les peuples

JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX

 

La Journée mondiale de prière pour la paix, instituée par le pape Paul VI en 1968, sera célébrée le 1er janvier 2021. À cette occasion, nous vous proposons de revenir sur deux « 75e anniversaires » fêtés en 2020 : d’abord celui de la fin de la Seconde Guerre mondiale et du bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki, puis celui de la fondation de l’Organisation des Nations Unies.

Fin de la Seconde Guerre mondiale

Soixante-quinze ans plus tôt, en 1945, l’humanité découvrait ou vivait plusieurs des journées les plus importantes de son histoire.

D’abord, le 27 janvier 1945, lorsque les troupes soviétiques entraient dans le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Dans ce camp, les nazis ont assassiné plus d’un million de juifs, des dizaines de milliers de Polonais, ainsi que de Roms, des Russes et plusieurs milliers de prisonniers d’autres nationalités. C’est le plus grand site de génocide de masse au monde.

Pour cet anniversaire, le pape François lançait un appel : « Que l’anniversaire de l’indicible cruauté que l’humanité a connue il y a soixante-quinze ans soit un appel à s’arrêter, à se taire et à se souvenir. Nous en avons be- soin pour ne pas devenir indifférents. » Cette date marque aujourd’hui la Journée internationale dédiée à la mémoire. Ce 75e anniversaire oblige à lutter expressément contre tous les actes qui portent atteinte à la dignité humaine : le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme. Il nous rappelle que « la paix se fonde sur le respect de chaque personne, quelle que soit son histoire, sur le respect du droit et du bien commun, de la Création qui nous a été confiée et de la richesse morale transmise par les générations passées ».

Puis, le 6 août 1945, avait lieu la première attaque nucléaire de l’histoire à Hiroshima, au Japon, et le 9 août 1945 avait lieu la seconde à Nagasaki. Le 15 août 1945, le Japon capitulait et venait mettre un terme à la Seconde Guerre mondiale. Avec ces deux bombes atomiques, larguées par les Américains, ce sont près de deux cent mille personnes qui trouvent la mort subitement. Soixante-quinze ans après, la question de la transmission de la mémoire de ce drame historique interroge et la situation incertaine du monde inquiète.

Pour cet anniversaire, le pape François, en visite à Hiroshima, disait dans un message : « Pour que la paix fleurisse, tout le monde doit déposer les armes de la guerre et tout particulièrement les plus puissantes et les plus destructrices: les armes nucléaires peuvent paralyser, détruire des villes entières, des pays entiers. L’utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est immorale de même que la possession des armes atomiques. » À la suite du pape François, des voix et des mobilisations s’élèvent pour que les pays signent et ratifient le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.
 Dominique Greiner rappelait, dans son édito de La Croix du 6 août 2020, que « pour entrer en vigueur comme composante du droit international, ce traité devait être ratifié par cinquante nations (un seuil qui pourrait être atteint en 2021). Face aux neuf pays qui aujourd’hui possèdent l’arme atomique et qui n’ont aucune envie d’y renoncer (États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan, Israël, Corée du Nord), l’effort déployé pour faire déclarer illégale la détention d’un arsenal nucléaire peut sembler dérisoire. Mais il s’agit de contester une logique mortifère qui nourrit une nouvelle course aux armements nucléaires, renforçant les risques de conflits que la dissuasion était censée réduire. Et c’est aussi une des plus belles manières de rendre hommage à toutes les victimes d’Hiroshima et de Nagasaki ».

 

« Pour que la paix fleurisse, tout le monde doit déposer les armes de la guerre et tout particulièrement... les armes nucléaires »

Organisation des Nations Unies

La fin de la Seconde Guerre mondiale laisse des nations ravagées et un monde aspirant à la paix. En 1945, cinquante et un pays se réunissent à San Francisco pour signer une charte pour la création d’une nouvelle organisation. Le 24 octobre 1945, l’Organisation des Nations Unies (ONU) était créée. Soixante-quinze ans plus tard, l’ONU assure le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Elle promeut le développement et fournit de l’assistance humanitaire à ceux qui en ont besoin. Elle garantit le droit international, protège les droits de l’homme et promeut la démocratie. Aujourd’hui, les états membres travaillent de concert, notamment, pour lutter contre les changements climatiques. L’ONU aide à construire le monde de paix auquel ses fondateurs ont aspiré il y a soixante-quinze ans.

Depuis lors, les papes se relaient à la tribune au siège historique à New York. Le 25 septembre 2020, le pape François adressait un message intitulé : « L’avenir que nous voulons, l’ONU qu’il nous faut : réaffirmons notre attachement collectif au multilatéralisme – faire face à la Covid-19 au moyen d’une réelle action multilatérale ». Dans ce message, il a pu redire que « les Nations Unies ont été créées pour unir les nations, pour les rapprocher, comme un pont entre les peuples ; utilisons-le pour transformer le défi auquel nous sommes confrontés en une opportunité pour construire ensemble, une fois de plus, l’avenir que nous voulons » (lire tout le message).

Au jour de célébrer cette Journée mondiale de prière pour la paix, ces deux anniversaires de la fin de la Seconde Guerre mondiale et celui de la création de l’ONU nous appellent à la réconciliation et à la paix, pour le respect du droit de chaque nation à exister et à la liberté, à l’in- dépendance, au maintien de sa propre culture. Les expériences du passé nous apprennent combien il est important et bénéfique de construire un monde de nations réconciliées et indulgentes. Que notre prière étende cette réconciliation et la fraternité.

 

Aux États-Unis, près de Seattle, un hommage est rendu chaque année aux victimes d'Hiroshima et de Ngasaki par un dépôt de lanternes sur le Green Lake.

 


 

BAPTISTE VINCIARELLI
Église dans les Vosges – Décembre 2020


Sources : La Croix, France Info, Vatican News

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