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Nos tables pour fêter Noël

Noël, la fête de l’Emmanuel, autour d’un enfant venu « de chez Dieu », se fête dans le monde chrétien autour de l’Eucharistie qui est la manifestation suprême de l’Incarnation.

Mais elle se fête aussi, de manière « païenne », à table avec tous les efforts que nous faisons pour en faire une « belle table » pour nos invités et, principalement, nos familles. Noël peut être l’occasion de se demander pourquoi nous célébrons une naissance par de la bonne chère, des boissons de choix et une sociabilité nombreuse autour d’une table.

Cène

Les chrétiens fêtent leurs temps forts à table parce que la dernière Cène a été choisie comme le lieu où Jésus annonce que sa mort et sa résurrection seraient célébrées par un repas rituel (le mot « cena » qui désigne encore le « repas du soir » en Italie) : « Vous ferez cela en mémoire de moi » (sous-entendu à table). Proche du banquet grec appelé symposion, cette « cène » est suivie d’un échange de coupes de vin (« à la fin du repas, Jésus prit la coupe ») qui marie intimement la boisson à ce que l’on mange. On comprend mieux les soins qu’ont mis les moines cisterciens en Bourgogne et les viticulteurs dans toute la chrétienté pour produire du vin et, si possible, du bon vin comme Dom Pérignon avec le champagne très apprécié lors des fêtes.

Filiation

Mais cette table de Noël est encore bien plus riche de sens. Dans de nombreuses églises, l’autel est planté sur un lieu qui est la sépulture du fondateur ou d’un saint. Au XIXe siècle, à Ars, à la Chapelle miraculeuse à Paris et dans de multiples lieux de pèlerinage, on a même exposé les saints  vénérés dans des cercueils en verre. On  voit alors bien le lien entre leur tombe et la table sur laquelle on mange. Dans L’Atlas global (Les Arènes, 2016), on explique même que la forme rectangulaire de nos tables (comme celle des autels des églises) reprend la forme des tombeaux qui est aussi… celle du corps humain. Autrement dit, manger à table, c’est faire mémoire de ceux qui nous ont quittés et nous ont donné leur vie matérielle et spirituelle. En mémoire du  sacrifice » pour nous, les vivants, que nous offrons à Dieu et nous nous offrons mutuellement.

Présentation

Sur le portail Nord de Notre-Dame de Paris, une représentation de la Nativité montre l’enfant Jésus emmailloté dans des langes et posé sur un autel. L’évocation de cette cérémonie de la présentation au Temple où les enfants venant de naître sont posés sur les sépultures des anciens, afin de leur rappeler leur filiation. Nos repas reprennent une part de cette symbolique : nous recevons à table la vie qui nous est présentée et évoquée par le bénédicite. Même nos nappes blanches immaculées évoquent les draps dans lesquels nous sommes nés ! Car, celles qui ont accouché à la maison à la campagne ont mis leur enfant au monde sur une… table : ne parle-t-on pas de la « table » d’accouchement ?
Le mystère de la vie donnée par Dieu prend tout son sens sur nos tables. Et nos tables de Noël où se rencontrent, comme à l’autel, le Ciel et la Terre sont le plus bel hommage que nous pouvons faire à l’Enfant-Dieu venu nous visiter.

Josée Tomasi- Houillon

Offrir des cadeaux à Noël

A l’heure où les grands magasins deviennent des temples de la consommation et nos rituels d’achats, une liturgie trop bien réglée, prenons le temps de réfléchir à la valeur et au sens que nous donnerons à nos échanges de cadeaux à l’occasion de Noël.

Noël est la fête du don suprême : la naissance de Jésus. Par amour pour nous, Dieu envoie Son fils pour nous sauver. Mais pour autant, pourquoi nous offrir des cadeaux ? Sans doute parce qu’ils expriment de façon concrète cet amour que nous avons les uns pour les autres.

Comme les petits, on a avant tout besoin *d’attention, d’amour et d’affection*. On peut acheter un cadeau, le fabriquer, on peut inviter une personne seule à partager le repas de Noël, on peut donner de son temps à une association, on peut donner des jeux dont on ne se sert plus, on peut faire un don d’argent…

Montrer à la personne à qui l’on offre le cadeau qu’elle a fait l’objet d’une attention, d’une pensée particulière, c’est la cerise sur le gâteau. On a pris du temps pour penser à elle. On a envie de lui faire plaisir.

Pas toujours simple de faire des cadeaux de Noël… Certes les situations familiales font qu’on ne peut pas toujours offrir un cadeau, car les familles sont trop nombreuses ou elles traversent des périodes de chômage, de maladie.

Alors un simple petit mot écrit de sa main, une visite, un appel téléphonique… pour dire à l’autre qu’il existe qu’il compte, qu’on l’aime, qu’on est heureux de partager un moment avec elle ou lui, et qu’on lui souhaite un joyeux Noël… c’est déjà beaucoup et ça fait toujours plaisir.

Source CEF

 

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