Lectures et méditation - 23° dimanche du temps ordinaire - 5 sept. 2021 - Année B
Le Christ Sauveur est plus qu'un guérisseur
Jésus est-il bien le Messie ? L'enjeu est de taille puisque, s'il agit au nom de Dieu, c'est toute la vie des hommes qui sera transformée. Au temps de Jésus, le peuple d'Israël attendait la réalisation des annonces prophétiques de l'Ancien Testament. Isaïe avait encouragé continuellement ses contemporains en butte aux malheurs en annonçant la manifestation prochaine de Dieu qui viendrait lui-même guérir les infirmités des sourds, des aveugles, des boiteux, des muets et même redonner l'eau au pays de la soif (première lecture).
Or, quand Jésus a pratiqué des guérisons, il a accompli des signes qui correspondaient à ce qu'on attendait du Messie (évangile). À la différence d'autres guérisseurs de son époque, le Christ n'a pas eu alors pour seule perspective de rendre la santé aux malades mais il s'est présenté comme celui qui vient accomplir le dessein salvifique du Seigneur. Aussi, les miracles de Jésus s'accompagnent-ils d'enseignements qui situent ces actes de salut dans une question essentielle pour les hommes: vont-ils accueillir Jésus comme Dieu qui vient changer la vie de tous les hommes ?
Le Christ ne vient pas seulement pour rétablir la santé des mal portants ou nourrir les foules affamées qui le suivent. Si son action s'arrêtait là, il accepterait de devenir le héros qu'on veut faire de lui. Jésus veut que tous ceux qu'il rencontre s'ouvrent à la parole du Seigneur, c'est-à-dire au dessein du Père. L'ordre qu'il intime au sourd, « Ouvre-toi », s'adresse à tout ce qu'est cet homme et pas seulement à ses oreilles qui sont restées fermées. Le sourd guéri par Jésus est le symbole du peuple qui n'entend pas la loi de Dieu, « le commandement de Dieu » dont il était question dimanche dernier. Ce commandement de Dieu n'est autre que de vivre la miséricorde que Dieu apporte à tous les hommes par son Fils.
L'apôtre Jacques nous adresse en ce sens une exhortation à n'avoir aucune partialité au sein de nos communautés (deuxième lecture) et donc à vivre comme le Christ qui ne fait pas de différence entre les hommes. Comme on le constate après plusieurs miracles du Christ, certains se contentent des bienfaits qu'il a prodigués, sans découvrir que le vrai don de Dieu, c'est Jésus, le Fils de Dieu. À l'inverse, la reconnaissance de la divinité du Christ nous ouvre un avenir infini de grâce et de conversion.
Accueillons la parole de Jésus dite à chaque baptême « Effata, Ouvre-toi ! », pour que le Christ puisse établir en nous sa demeure, et rendons grâce au Père dans cette eucharistie.
Texte tiré de missel des dimanches
Moïse se fait le porte-parole de Dieu et ses propos seront validés par la réalisation de la promesse d'entrer en Terre promise : « Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. » Cette obéissance donnera au peuple la réputation d'être sage et intelligent (première lecture).
Déjà Josué présentait ce choix au peuple d'Israël : qui voulait-il servir ? Le peuple perçoit l'enjeu vital de la décision puisqu'il répond qu'il vaut mieux mourir que d'abandonner ce Dieu qui lui a apporté tant de bienfaits (première lecture). Il n'est pas anodin que ce choix se pose aux disciples après le discours sur le Pain de vie.
Mais nos vies d'hommes et de femmes sont transformées par la rencontre du Seigneur qui veut, pour chacun de nous, la vie éternelle. C'est la raison pour laquelle la deuxième lecture de la veille et du jour nous rapporte la foi proclamée par saint Paul : nous sommes promis à l'immortalité. En effet, la victoire du Christ sur la mort s'est déjà appliquée à la Vierge Marie dans la totalité de son existence, épargnant même à son corps la dégradation inhérente à la mort. En fêtant l'assomption de la Vierge Marie, nous célébrons les fruits de la résurrection du Christ dans la personne de sa mère mais, à travers elle, c'est toute l'Église qui est concernée. Marie est l'image de l'Église Corps du Christ qui reçoit de lui la vie. Marie, la première, a reçu de son fils dans son corps l'immortalité. Telle est notre espérance !
Ce que le Christ veut nous offrir dépasse largement ce que nous pourrions lui demander. Peut-être devons-nous revoir nos prières de demandes, parfois terre à terre, et implorer Dieu de réaliser en nous son œuvre de salut. C'est ce que nous demandons dans le Notre Père: « que ta volonté soit faite ».







