Lectures et méditation - 27° dimanche du temps ordinaire - 3 octobre 2021 - Année B
Origine et lien
Ce dimanche, tout est question d'origine et de lien. Origine de l'homme, de la femme mais aussi du monde animal (première lecture). Pour les hommes, fils et frères, le Christ est « à l'origine de leur salut » (deuxième lecture). Pour le couple, son origine vient du fait que : « au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme » (évangile). La question de l'origine donne le sens de la création, de la filiation divine, du rapport de l'homme et de la femme.
Nous le savons par expérience, remonter aux origines, analyser les événements premiers de l'histoire, voire déterminer l'origine de traumatismes souvent liés à l'enfance permet une relecture de la vie et favorise des raisons de croire et d'espérer. Contemplant les commencements, nous pouvons accéder à un but. C'est le deuxième point de ce dimanche: le lien. Lien de l'homme à la création, lien des hommes à Jésus, lien de l'homme et de la femme.
Nous pourrions regarder tout cela d'un point de vue seulement pratique mais la Révélation chrétienne nous dit que tout ce qui existe est appelé à entrer dans l'Alliance. Nos liens, nos unions, mieux nos communions ensemble et avec Dieu lui donnent corps. Il ne s'agit pas de convenances, fussent-elles religieuses, mais du mystère d'un Dieu qui dès l'origine nous aime et fait alliance avec nous.
Le respect de la création, le souci du frère, le mariage chrétien... sont des épiphanies de l'Alliance première et originelle. Mais tout lien ne se fait pas sans un certain arrachement, sans quitter une réalité - symboliquement ici le « père » et la « mère » -, pour connaître la joie de l'union. C'est un mouvement pascal, passant d'une mort à la vie comme l'a vécu Jésus lui-même : « Si donc il a fait l'expérience de la mort, c'est, par grâce de Dieu, au profit de tous » (He 2,9).
Texte tiré de missel des dimanches
puisqu'ils avaient été choisis par Dieu, ils ont pu prophétiser.
commencent à s'organiser : qui est le plus grand parmi eux et donc le plus capable de prendre sa succession ? Pour répondre à cette question et les éclairer, Jésus désigne l'attitude de serviteur comme critère pour être le premier et il les invite à savoir accueillir les plus petits auxquels il s'identifie (évangile).
Ateliers de la Foi (proposés par le Père Jean-Pierre Wagner)
de la tradition juive, concevaient le Messie comme un vainqueur qui ne pouvait se laisser atteindre par le Mal. À l'inverse, en s'incarnant, Dieu a voulu prendre la totalité de notre condition humaine, y compris sa fragilité et sa vulnérabilité.
Or, quand Jésus a pratiqué des guérisons, il a accompli des signes qui correspondaient à ce qu'on attendait du Messie (évangile). À la différence d'autres guérisseurs de son époque, le Christ n'a pas eu alors pour seule perspective de rendre la santé aux malades mais il s'est présenté comme celui qui vient accomplir le dessein salvifique du Seigneur. Aussi, les miracles de Jésus s'accompagnent-ils d'enseignements qui situent ces actes de salut dans une question essentielle pour les hommes: vont-ils accueillir Jésus comme Dieu qui vient changer la vie de tous les hommes ?







