Lectures et méditation - 18ème dimanche du temps ordinaire - 1er août 2021 - Année B
Croire en Jésus qui se donne pour notre vie
Les foules qui ont vu Jésus multiplier les pains et les poissons et qui s'en sont rassasiées espèrent trouver le pain qui « donne la vie au monde ». Elles sont à la recherche de quelque chose de matériel qui puisse assouvir toutes faims (évangile). Cette chose désirable qui garantirait la vie serait comme un trésor à conserver dans un grenier, quelque chose qu'on détiendrait pour les mauvais jours.
À cela Jésus oppose la relation de foi à laquelle tout disciple doit consentir. « Les signes » dont il parle correspondent au miracle qu'il a accompli. Il ne faut pas tant regarder la nourriture mise à disposition des foules que l'action réalisée par Jésus : elle révèle la prévenance de Dieu pour les hommes.
C'est ainsi que Di
eu au désert s'était déjà manifesté quand le peuple hébreu a connu la faim (première lecture). Les cailles et la manne étaient prodiguées quotidiennement pour que le peuple fasse chaque jour l'expérience de sa foi en Dieu : le pain quotidien serait-il au rendez-vous ? Être chrétien, c'est bien faire profession de foi que Dieu est la source de la vie, que « tel un berger, il conduit son peuple » (psaume). La foi se vérifie dans les épreuves, quand justement le pain vient à manquer ou qu'il faut affronter toutes sortes de difficultés. À ce moment, il ne s'agit pas de s'accrocher à un quelconque objet mais il faut puiser ses forces dans sa relation filiale avec le Seigneur. Il en est ainsi de la grâce donnée dans les sacrements; elle n'est pas une chose invisible que nous recevrions de Dieu mais elle est de l'ordre d'une relation renouvelée avec le Seigneur: le baptême nous fait entrer dans une relation filiale avec le Seigneur et l'eucharistie nous donne d'être affermis dans une communion intime avec lui.
Saint Paul parle ainsi de la condition des baptisés qui sont des hommes nouveaux : « Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée » (deuxième lecture).
Le discours de Jésus après la multiplication des pains est bien un enseignement sur l'eucharistie. Pour y reconnaître le don du Christ, il nous faut faire l'acte de foi qui consiste à fonder notre vie non pas sur nous-mêmes mais sur lui, afin de vivre en hommes nouveaux.
Texte tiré de missel des dimanches
insurmontable. Étonnamment, c'est un païen qui vient porter à Élisée quelques pains et du grain. Contre toute attente, chacun pourra manger à sa faim (première lecture).
Sa voix dérange et Amos se heurte à l'opposition du clergé officiel. Pour autant, il reste totalement fidèle à la mission à laquelle Dieu l'a appelé : quitter le pays de Juda pour prophétiser dans le nord du pays. Sa mission, Amos ne la tient pas de lui-même mais de Dieu qui l'a arraché à son métier de bouvier pour faire de lui son prophète. Il ne se taira pas, n'en déplaise au pouvoir royal et au clergé. Car on n'arrête pas la parole de Dieu (première lecture).
À Nazareth, Jésus se trouve dans une situation similaire. Ses auditeurs, qui le connaissent comme l'un des leurs, refusent de voir en lui un envoyé de Dieu, malgré la sagesse étonnante de ses propos et les guérisons qu'il accomplit. Ils refusent de croire que le charpentier puisse parler et agir au nom de Dieu. Comme Ézéchiel, Jésus est confronté à l'incrédulité et au mépris : difficile d'être prophète parmi les siens (évangile) !







