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Belle fête de l'Assomption

Samedi 15 août

Samedi 15 août nous célébrons l'Assomption de Marie, une des grandes fêtes de la vie chrétienne, qui célèbre la mort, la résurrection, l'entrée au ciel et le couronnement de la bienheureuse Vierge Marie. Lire les textes d'Évangile pour l'Assomption

Message de Mgr Berthet pour l'Assomption

"LA FIDÉLITÉ DANS L’EFFACEMENT

Dans l’Evangile de ce dimanche (Lc 1, 39-56), deux femmes se réjouissent du don qui leur est fait : l’enfant que chacune d’elle porte en son sein. Ce don inespéré, fruit de la miséricorde de Dieu, Marie et Elisabeth l’ont accueilli dans la reconnaissance et dans la disponibilité, l’une dans sa virginité et l’autre dans sa vieillesse. La joie de ces deux femmes culmine dans le Magnificat de Marie ; elle ose chanter un Dieu qui se plaît à renverser les logiques mondaines, Lui qui élève et comble ceux qui ne possèdent rien, tandis qu’il renvoie les riches les mains vides.

Pour Marie, son Fils Jésus ne fut ni un projet ni un objet, mais un don et une responsabilité qu’elle a accueillis dans la disponibilité de l’amour. Associée à la paternité de Joseph, elle a fait grandir Jésus et l’a accompagné jusqu’au bout, dans un radical pèlerinage de la foi qui fut ponctué de bien des épreuves. D’autant plus fidèle à Jésus qu’elle s’est effacée devant son Mystère, Marie ne pouvait pas en être séparée ; elle a ainsi partagé la gloire de son Fils ressuscité dès la fin de son pèlerinage terrestre. Le Mystère de l’Assomption est un Mystère de dépossession.

Au cœur de cet été, un projet de loi bioéthique a encore progressé, visant à étendre indûment le « droit à l’enfant » à toute personne et toute situation de vie, refusant de reconnaître le droit de l’enfant à une juste filiation. En ce jour de l’Assomption, nous prions avec toute l’Eglise de France pour que chaque enfant ne soit pas d’abord considéré comme un projet ou  un objet de désir illimité, mais comme un don à accueillir dans la reconnaissance, à accompagner dans la fidélité d’un amour maternel et paternel  qui est effacement.
Que Marie de l’Assomption nous obtienne toujours d’aimer sans posséder, car Dieu élève les humbles, mais renvoie les riches les mains vides !

+ Didier Berthet,
évêque de Saint-Dié 
 


Que fête-t-on à l'Assomption ? 

Célébrée le 15 août, l'Assomption commémore la gloire de Marie avec Dieu au terme de sa vie terrestre. Marie a été enlevée de la vie terrestre pour entrer dans la vie en Dieu. Pour Marie, l’Assomption est la suite de sa participation à la vie de Jésus.

Une croyance, une fête, un dogme

Malgré la discrétion des Évangiles, les premiers chrétiens n’ont pas mis longtemps à réfléchir à la place de Marie dans leur foi. Ils ont rapidement voulu célébrer ses derniers moments, comme ils le faisaient pour honorer leurs saints. À cause du caractère unique de sa coopération, une croyance se répand : son « endormissement » – sa Dormition – consiste en réalité en son élévation, corps et âme, au ciel par Dieu.

La fête exprime cette croyance : chaque 15 août, les chrétiens célèbrent à la fois la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.

En 1950, le pape Pie XII estime utile de proposer une définition plus précise : « La Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort ». La définition fait partie des dogmes de l’Église.

L’Assomption de Marie dans le sillage de l’Ascension du Christ

On associe souvent l’Assomption de Marie avec l’Ascension du Christ ; de fait, les mots se ressemblent et il y a dans les deux cas une montée mystérieuse au ciel dans la gloire de Dieu.

Pourtant, « assomption » ne vient pas du verbe latin « ascendere » (monter, s’élever), qui a donné « Ascension », mais d’« assumere » (assumer, enlever). L’étymologie souligne l’initiative divine : Marie ne s’élève pas toute seule vers le ciel, c’est Dieu qui fait le choix de l’« assumer », corps et âme, en la réunissant à son Fils sans attendre la résurrection finale, tant elle a su s’unir, corps et âme, à Lui dès sa vie terrestre.

Dans le sillage de l’Ascension, Marie inaugure le destin ouvert aux hommes par la résurrection de son Fils et anticipe ce qui deviendra la condition des sauvés à la fin des temps.

La fête de l’Assomption entretient l’espérance

La liturgie de l’Assomption célèbre Marie comme la « transfigurée » : elle est auprès de Lui avec son corps glorieux et pas seulement avec son âme ; en elle, le Christ confirme sa propre victoire sur la mort.

Marie réalise ainsi le but pour lequel Dieu a créé et sauvé les hommes. En la fêtant, les croyants contemplent le gage de leur propre destin, s’ils font le choix de s’unir à leur tour au Christ.

Cette contemplation renforce enfin la confiance dans l’intercession de Marie : la voilà toute disponible pour « guider et soutenir l’espérance de ton peuple qui est encore en chemin » (préface). Ils aiment alors demander à Dieu : « Fais que, nous demeurions attentifs aux choses d’en-haut pour obtenir de partager sa gloire » (collecte).

Père Laurent de Villeroché, eudiste


L'Assomption dans l'Art Sacré

L'OEUVRE DU JOUR : 

"La Visitation" (1894) - Maurice Denis (1870-1943) - Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.

LE COMMENTAIRE DU PÈRE DUMÉNIL : 

Maurice Denis a 15 ans quand il écrit dans son journal :
« Oui, il faut que je sois peintre chrétien, que je célèbre tous ces miracles du Christianisme, je sens qu’il le faut. »

En quoi Maurice Denis s’est-il montré chrétien dans sa peinture ?

La réponse la plus rapide serait de dire que ses nombreux tableaux sont là pour l’attester. De fait il se réfèrera constamment à la vie de Jésus. Mais se limiter à cette seule source serait passer à côté d’un témoignage d’un homme passionné d’art et de foi, qui ne se laissera jamais enfermé dans une Ecole. La peinture de Maurice Denis est celle d’un homme qui ne cesse de bénir Dieu pour ce qu’il voit et reçoit. Malgré les épreuves de la vie. C’est en cela qu’on peut dire que le peintre est chrétien.

Pour accompagner cette œuvre, je vous propose ce texte de Christian de Chergé, 1937-1996, prieur de Tibhirine : « La mission ou le mystère de la Visitation. »

Visitation. J'imagine assez bien que nous sommes dans cette situation de Marie qui va voir sa cousine Élisabeth et qui porte en elle un secret vivant qui est encore celui que nous pouvons porter nous-mêmes, une Bonne Nouvelle vivante. C'est son secret et c'est aussi le secret de Dieu. Et elle ne doit pas savoir comment s'y prendre pour livrer ce secret. Peut-elle le dire ? Comment le dire ? Comment s'y prendre ? Faut-il le cacher ?
Et pourtant, tout en elle déborde, mais elle ne sait pas. D'abord c'est le secret de Dieu. Et puis, il se passe quelque chose de semblable dans le sein d’Élisabeth. Elle aussi porte un enfant. Et ce que Marie ne sait pas trop, c'est le lien, le rapport, entre cet enfant qu'elle porte et l'enfant qu’Élisabeth porte. Et ça lui serait plus facile de s'exprimer si elle savait ce lien. Mais sur ce point précis, elle n'a pas eu de révélation, sur la dépendance mutuelle entre les deux enfants. Elle sait simplement qu'il y a un lien puisque c'est le signe qui lui a été donné : sa cousine Élisabeth.
Et il en est ainsi de notre Église qui porte en elle une Bonne Nouvelle - et notre Église c'est chacun de nous - et nous sommes venus un peu comme Marie, d'abord pour rendre service  mais aussi, en portant cette Bonne Nouvelle, comment nous allons nous y prendre pour la dire ... et nous savons que ceux que nous sommes venus rencontrer, ils sont un peu comme Élisabeth, ils sont porteurs d'un message qui vient de Dieu. Et notre Église ne nous dit pas et ne sait pas quel est le lien exact entre la Bonne Nouvelle que nous portons et ce message qui fait vivre l'autre.
Et quand Marie arrive, voici que c'est Élisabeth qui parle la première. Pas tout à fait exact car Marie a dit : « as-salam alaikum » ! Que la paix soit avec vous ! Et ça c'est une chose que nous pouvons faire. Cette simple salutation a fait vibrer quelque chose, quelqu'un en Élisabeth. Et dans sa vibration, quelque chose s'est dit... qui était la Bonne Nouvelle, pas toute la Bonne Nouvelle, mais ce qu'on pouvait en percevoir dans le moment.
Finalement, si nous sommes attentifs et si nous situons à ce niveau-là notre rencontre avec l'autre, dans une attention et une volonté de le rejoindre, et aussi dans un besoin de ce qu'il est et de ce qu'il a à nous dire, vraisemblablement, il va nous dire quelque chose qui va rejoindre ce que nous portons, montrant qu'il est de connivence ... et nous permettant d'élargir notre Eucharistie…

Christian de Chergé, 1937-1996, prieur de Tibhirine : « La mission ou le mystère de la Visitation. »

Le dessin de l'Assomption

La prière pour l'Assomption

Seigneur notre Dieu, par l'intercession de Marie notre Mère, garde toute ton Eglise, baptisés, consacrés et ministres ordonnés, dans sa mission prophétique : qu'elle proclame avec douceur et persévérance la beauté de toute vie humaine, qu'elle témoigne de ta tendresse envers toute personne en situation douloureuse, qu'elle poursuive sans se lasser sa mission d'éclairer les intelligences et les consciences pour un juste discernement des techniques biomédicales offertes à l’ingéniosité humaine.
 
 

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